
Hôtel de Commune de Rougemont
Il n’y a que 864 habitants à Rougemont, pourtant, les bonnes tables y fleurissent. Il faut dire qu’il y a dans la station quelques épicuriens éclairés autant que fortunés, prêts à investir pour développer une restauration festive et de qualité. Pour assurer le succès de l’Hôtel de Commune rouvert il y a un an, c’est Christophe Rigoli, à la barbe imposante et au regard d’aigle, qui veille sur la jolie salle boisée. En cuisine, Michaël Burri, jeune chef lausannois formé notamment chez Philippe Chevrier et au Canada, élabore une cuisine hédoniste et gourmande, relevée de touches d’originalité bien pensées. Son saumon gravlax est impeccable et apprêté dans les règles de l’art. Il est accompagné d’un avocat idéalement mûr et de pamplemousse rose pour une agréable touche de vivacité. Côté végétarien, on remarque un chou-fleur au beurre noisette, très recommandable. La truffe en trompe-l’œil (une boule de foie gras panée de poudre de champignons brûlés) serait exquise si elle n’était pas soulignée de cet inutile arôme de truffe artificiel. On se réjouit ensuite d’une volaille farcie et pertinemment agrémentée d’une sauce délectable à la verveine. Le papet de perches de Loë se pare d’un beurre blanc au chasselas et d’un explorateur crumble au saucisson vaudois, un peu dominant, mais aussi inattendu que gourmand. Le baba au rhum se présente comme un grand pain d’épices avec une voluptueuse crème montée. Bref, cette adresse festive est un modèle d’auberge de village remise au goût du jour.


Il n’y a que 864 habitants à Rougemont, pourtant, les bonnes tables y fleurissent. Il faut dire qu’il y a dans la station quelques épicuriens éclairés autant que fortunés, prêts à investir pour développer une restauration festive et de qualité. Pour assurer le succès de l’Hôtel de Commune rouvert il y a un an, c’est Christophe Rigoli, à la barbe imposante et au regard d’aigle, qui veille sur la jolie salle boisée. En cuisine, Michaël Burri, jeune chef lausannois formé notamment chez Philippe Chevrier et au Canada, élabore une cuisine hédoniste et gourmande, relevée de touches d’originalité bien pensées. Son saumon gravlax est impeccable et apprêté dans les règles de l’art. Il est accompagné d’un avocat idéalement mûr et de pamplemousse rose pour une agréable touche de vivacité. Côté végétarien, on remarque un chou-fleur au beurre noisette, très recommandable. La truffe en trompe-l’œil (une boule de foie gras panée de poudre de champignons brûlés) serait exquise si elle n’était pas soulignée de cet inutile arôme de truffe artificiel. On se réjouit ensuite d’une volaille farcie et pertinemment agrémentée d’une sauce délectable à la verveine. Le papet de perches de Loë se pare d’un beurre blanc au chasselas et d’un explorateur crumble au saucisson vaudois, un peu dominant, mais aussi inattendu que gourmand. Le baba au rhum se présente comme un grand pain d’épices avec une voluptueuse crème montée. Bref, cette adresse festive est un modèle d’auberge de village remise au goût du jour.


