
Au Coin du Bar
Le décor est déjà une promesse: sol carrelé, vieilles affiches, lustre aux angelots, immense zinc, nappes blanches et parfum rare de bistrot ancien. On y vient pour retrouver une idée réconfortante du restaurant: une salle qui a de l’allure, une cave qui compte (une bible), un service qui connaît son affaire et une cuisine qui mise sur les produits.
Depuis l’arrivée de Nathan Cavadini et de Filiberto Bresciani, deux anciens du Tosca, la maison a pris une inflexion franco-italienne. On attaque avec un tartare de mérou jaune façon ceviche. L’assiette est traversée par une fraîcheur végétale très bien dosée. Le poisson, soyeux, offre une belle mâche, le croquant est assuré par le sésame concassé, l’assaisonnement leche de tigre épice avec mesure, coriandre et cerfeuil. C’est une entrée vive, précise.
Le carpaccio d’angus maturé 85 jours, lui, joue une partition plus terrienne, plus sensuelle. La viande fond dans la bouche. Quelques anchois de Cantabrie viennent pimper l’ensemble d’une salinité gourmande. Le plat à partager, une épaule d’agneau de lait des Pyrénées, braisée longuement, arrive avec l’os en décoration, des légumes de saison et un vrai jus de viande. Après cinq heures de cuisson douce, la chair cède, fondante, juteuse. Le jus est ample, profond, sans excès de réduction. Asperges, carottes, jeunes poireaux: chacun garde son identité, mais tout parle la même langue. On apprécie le choix de fromages affinés. Au dessert, le gâteau basque à la pistache surprend agréablement avec sa texture douce et enveloppante.


Le décor est déjà une promesse: sol carrelé, vieilles affiches, lustre aux angelots, immense zinc, nappes blanches et parfum rare de bistrot ancien. On y vient pour retrouver une idée réconfortante du restaurant: une salle qui a de l’allure, une cave qui compte (une bible), un service qui connaît son affaire et une cuisine qui mise sur les produits.
Depuis l’arrivée de Nathan Cavadini et de Filiberto Bresciani, deux anciens du Tosca, la maison a pris une inflexion franco-italienne. On attaque avec un tartare de mérou jaune façon ceviche. L’assiette est traversée par une fraîcheur végétale très bien dosée. Le poisson, soyeux, offre une belle mâche, le croquant est assuré par le sésame concassé, l’assaisonnement leche de tigre épice avec mesure, coriandre et cerfeuil. C’est une entrée vive, précise.
Le carpaccio d’angus maturé 85 jours, lui, joue une partition plus terrienne, plus sensuelle. La viande fond dans la bouche. Quelques anchois de Cantabrie viennent pimper l’ensemble d’une salinité gourmande. Le plat à partager, une épaule d’agneau de lait des Pyrénées, braisée longuement, arrive avec l’os en décoration, des légumes de saison et un vrai jus de viande. Après cinq heures de cuisson douce, la chair cède, fondante, juteuse. Le jus est ample, profond, sans excès de réduction. Asperges, carottes, jeunes poireaux: chacun garde son identité, mais tout parle la même langue. On apprécie le choix de fromages affinés. Au dessert, le gâteau basque à la pistache surprend agréablement avec sa texture douce et enveloppante.


