
Taratata
Le «Tara», c’était la boîte de nuit de tous les Verbiérains. Depuis 2020, le sous-sol est devenu un restaurant branché, où se pressent les épicuriens venus découvrir la cuisine goûteuse de la cheffe Aline Ménétrey. En son centre, l’ancienne piste de danse existe encore et, dès 21 heures, un DJ anime la salle: ceux qui aiment manger en silence s’abstiendront!
La carte aux multiples plats à partager fait écho à une déco multicolore et kitsch: il y a de la couleur, de l’exotisme, des saveurs qui font le tour du monde. Un menu permet de se faire une belle idée des propositions. Avec des réussites, mais aussi quelques bémols.
La morille farcie de champignons de Paris est prometteuse. Puis la sériole en tiradito est cuite par un leche de tigre à l’orange sanguine un peu entêtante. Les perches de Loë croustillent sous leur croûte de tapioca soufflé qui cache une pointe d’ail noir. Dés de pomme verte, lamelles de céleri-branche et livèche répondent au vert vibrant d’une émulsion délicate, qu’on sauce avec délectation. Les carottes rôties à l’origan trônent au centre d’un plat très réussi, mêlant purée du même légume, feta et délicieux pesto de fanes et citron confit. Les tortellinis à la fondue fribourgeoise sont moins convaincants, malgré leur jus corsé à l’oignon. L’assemblage wagyu-riz croustillant n’est pas très équilibré non plus, le second éclipsant la tendreté du premier pour ne révéler que son gras. Dommage. Le délicieux gigot d’agneau effiloché est présenté en croquettes, coiffées d’une pointe de harissa profond et agrémentées d’une sauce raïta rafraîchissante. Mais le palais fatigue un peu au fil des plats. Le prédessert, un sorbet coco-tagète sous une mousse pisco-fenouil rappelant l’absinthe, précède la glace au gingembre qui nous fait chavirer davantage que la pavlova au citron kaffir et ananas.
La carte des vins, mise au point par Johanna Dayer, est une valeur sûre. Les prix des vins au verre, en revanche, semblent appuyés, mais c’est une des rares occasions de déguster du Chappaz au déci. Le cumul des petits couacs n’en implique pas moins la perte d’un point.


Le «Tara», c’était la boîte de nuit de tous les Verbiérains. Depuis 2020, le sous-sol est devenu un restaurant branché, où se pressent les épicuriens venus découvrir la cuisine goûteuse de la cheffe Aline Ménétrey. En son centre, l’ancienne piste de danse existe encore et, dès 21 heures, un DJ anime la salle: ceux qui aiment manger en silence s’abstiendront!
La carte aux multiples plats à partager fait écho à une déco multicolore et kitsch: il y a de la couleur, de l’exotisme, des saveurs qui font le tour du monde. Un menu permet de se faire une belle idée des propositions. Avec des réussites, mais aussi quelques bémols.
La morille farcie de champignons de Paris est prometteuse. Puis la sériole en tiradito est cuite par un leche de tigre à l’orange sanguine un peu entêtante. Les perches de Loë croustillent sous leur croûte de tapioca soufflé qui cache une pointe d’ail noir. Dés de pomme verte, lamelles de céleri-branche et livèche répondent au vert vibrant d’une émulsion délicate, qu’on sauce avec délectation. Les carottes rôties à l’origan trônent au centre d’un plat très réussi, mêlant purée du même légume, feta et délicieux pesto de fanes et citron confit. Les tortellinis à la fondue fribourgeoise sont moins convaincants, malgré leur jus corsé à l’oignon. L’assemblage wagyu-riz croustillant n’est pas très équilibré non plus, le second éclipsant la tendreté du premier pour ne révéler que son gras. Dommage. Le délicieux gigot d’agneau effiloché est présenté en croquettes, coiffées d’une pointe de harissa profond et agrémentées d’une sauce raïta rafraîchissante. Mais le palais fatigue un peu au fil des plats. Le prédessert, un sorbet coco-tagète sous une mousse pisco-fenouil rappelant l’absinthe, précède la glace au gingembre qui nous fait chavirer davantage que la pavlova au citron kaffir et ananas.
La carte des vins, mise au point par Johanna Dayer, est une valeur sûre. Les prix des vins au verre, en revanche, semblent appuyés, mais c’est une des rares occasions de déguster du Chappaz au déci. Le cumul des petits couacs n’en implique pas moins la perte d’un point.


