
Restaurant Le Café du Tramway
Le Café du Tramway est inscrit sur la liste des cafés historiques de Lausanne. Ce bistrot de quartier repris en 2023 par Mathilde Deschamps a été sauvé de la démolition par la ville et entièrement rénové, tout en conservant ses boiseries et vitraux, bref, son charme d'antan.
La patronne, originaire de la Loire, met en avant «l'art de recevoir à la française» et met forcément l'accent sur les vins, qui constituent une jolie cave. Aux fourneaux, Samuel Betard mêle ses racines du Sud-Ouest aux saveurs du monde, asiatiques en particulier. Ainsi de cette dorade au lait de coco infusé de kaffir et de galanga, présentée comme un ceviche. Le poisson est fin et goûteux, une huile de poireau apporte une rondeur végétale qui calme les ardeurs du gel de kumquats. De petites algues noris craquantes jouent sur les textures. C'est réussi. Autre entrée, l'œuf parfait l'est en effet. Son crémeux de persil tubéreux est réconfortant bien qu'un peu salé. Une espuma de pleurotes du panicaut aère le plat, aromatisé d'une réduction de citron noir.
Puis la poire de bœuf fumée au foin est enchanteresse. Cuisson maîtrisée, fumage élégant et jus corsé signent un plat aligné. L'accompagnement est frais, avec ses petits pois à la menthe et au cerfeuil. Le risotto de pommes de terre, plein de promesses, s'avère un peu confus: l’excès de goûts et de textures finit par brouiller le message. La truffe s'efface derrière le mascarpone, et les grains de sarrasin sont un obstacle à la mâche.
Côté douceurs, la tarte à la clémentine est un joli tableau, mais l'agrume reste un peu timide face à l'aneth. La tatin aux poires poivrées pourrait être plus confite, mais son audacieuse gelée de vin rouge sublime ce dessert. Amuse-bouches et mignardises encadrent agréablement le repas.


Le Café du Tramway est inscrit sur la liste des cafés historiques de Lausanne. Ce bistrot de quartier repris en 2023 par Mathilde Deschamps a été sauvé de la démolition par la ville et entièrement rénové, tout en conservant ses boiseries et vitraux, bref, son charme d'antan.
La patronne, originaire de la Loire, met en avant «l'art de recevoir à la française» et met forcément l'accent sur les vins, qui constituent une jolie cave. Aux fourneaux, Samuel Betard mêle ses racines du Sud-Ouest aux saveurs du monde, asiatiques en particulier. Ainsi de cette dorade au lait de coco infusé de kaffir et de galanga, présentée comme un ceviche. Le poisson est fin et goûteux, une huile de poireau apporte une rondeur végétale qui calme les ardeurs du gel de kumquats. De petites algues noris craquantes jouent sur les textures. C'est réussi. Autre entrée, l'œuf parfait l'est en effet. Son crémeux de persil tubéreux est réconfortant bien qu'un peu salé. Une espuma de pleurotes du panicaut aère le plat, aromatisé d'une réduction de citron noir.
Puis la poire de bœuf fumée au foin est enchanteresse. Cuisson maîtrisée, fumage élégant et jus corsé signent un plat aligné. L'accompagnement est frais, avec ses petits pois à la menthe et au cerfeuil. Le risotto de pommes de terre, plein de promesses, s'avère un peu confus: l’excès de goûts et de textures finit par brouiller le message. La truffe s'efface derrière le mascarpone, et les grains de sarrasin sont un obstacle à la mâche.
Côté douceurs, la tarte à la clémentine est un joli tableau, mais l'agrume reste un peu timide face à l'aneth. La tatin aux poires poivrées pourrait être plus confite, mais son audacieuse gelée de vin rouge sublime ce dessert. Amuse-bouches et mignardises encadrent agréablement le repas.


