
Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier
«Giovannini passe au vert!» Surprise, à la Carte No 70 , les deux premiers plats du «Menu gastronomique» sont végétariens à 99%! Assisterait-on à une révolution dans le temple de la grande cuisine française? «C’est une question de saison, explique Franck Giovannini. En été, nous avons accès à des légumes exceptionnels des environs. Nous voulons les mettre en valeur. Et, je peux vous le dire, lorsque je passe de table en table, ces plats remportent un vif succès.» Passé l’été, les plats emblématiques de la maison font leur retour, ode au meilleur de la mer et bien sûr du gibier, dont Franck Giovannini met un point d’honneur à servir les spécimens les plus rares.
En attendant, la plus grande brigade de Suisse, forte de 24 cuisiniers, nous accueille
avec des rillettes de perche du Léman. Une marinade au basilic et du chou-fleur accompagnent le précieux poisson, également décliné en original fish and chips avec sa traditionnelle sauce tartare. Voici qu’arrivent les tomates. Acheminés depuis le nord du canton de Vaud, les fruits ont une saveur exquise et ils sont déclinés en deux sauces exquises. Des tranches de jambon fermier et du bacon grillé, arrosé d'huile de pépins de raisin, leur donnent la réplique. C’est ensuite à Vinzel, près de Nyon, que le chef s'approvisionne en haricots de première qualité. Il les sert frais avec de la féra fumée et du caviar osciètre. On poursuit avec l’emblématique fricassée de cuisses de grenouilles de Vallorbe aux girolles. Désossées, les cuisses sont enrobées d’une pâte à tempura ultra-fine. Une croustillante tuile d’aubergine coiffe le tout. Tout en élégance, le délicat rouget de roche est rehaussé de poivron et accompagné d'un ravioli de courgette et d'une onctueuse crème d'anchois. Il précède le tourteau de casier. La chair de l'araignée de mer arrive enveloppée d'épinards. Elle est servie chaude et accompagnée d'une réduction de chasselas de Lavaux.
Au plat principal, les convives ont le choix. Alors pourquoi pas cette volaille de Jussy (GE), un coq de 800 grammes? Le suprême est découpé directement à table, les cuisses sont servies en deuxième plat. Ils ont en commun l’exquise sauce aux girolles. En alternative, le canard de Nantes rend hommage au légendaire Frédy Girardet. Mais les médaillons d'agneau, accompagnés de petits pois et de graines de moutarde, sont également excellents. Tout comme les magnifiques ris de veau croustillants. Franck Giovannini est un ambassadeur exceptionnel de la viande suisse: bœuf, veau (de la région des Trois-Lacs) et porc l’attestent. Seul l'exceptionnel agneau de Sisteron est importé de France.
Le concept «de la ferme à l’assiette» s’applique jusqu’aux desserts. Ainsi les fraises et les framboises servies en rafraîchissant sorbet proviennent de Gollion (VD), alors que les fleurs de safran sont cueillies dans le Jorat voisin. Aérienne, la «forêt-noire» est revisitée avec des cerises de Michel Blondel, le maraîcher voisin, et de chocolat pure origine.
Au passe, Franck Giovannini affiche un calme parfait. Outre ses menus, il propose une carte inspirante. Mais chaque plat qui passe devant lui est réalisé avec brio par sa brigade d’exception. Présenté avec enthousiasme, le chariot de fromages est une ode aux pâtes dures et molles. Et, côté cave, Charline Pichon, notre «Sommelière de l'année» 2026, déniche sans cesse de nouvelles pépites, comme ce Bec d'Or de style bourguignon de la région de Rolle (VD).


«Giovannini passe au vert!» Surprise, à la Carte No 70 , les deux premiers plats du «Menu gastronomique» sont végétariens à 99%! Assisterait-on à une révolution dans le temple de la grande cuisine française? «C’est une question de saison, explique Franck Giovannini. En été, nous avons accès à des légumes exceptionnels des environs. Nous voulons les mettre en valeur. Et, je peux vous le dire, lorsque je passe de table en table, ces plats remportent un vif succès.» Passé l’été, les plats emblématiques de la maison font leur retour, ode au meilleur de la mer et bien sûr du gibier, dont Franck Giovannini met un point d’honneur à servir les spécimens les plus rares.
En attendant, la plus grande brigade de Suisse, forte de 24 cuisiniers, nous accueille
avec des rillettes de perche du Léman. Une marinade au basilic et du chou-fleur accompagnent le précieux poisson, également décliné en original fish and chips avec sa traditionnelle sauce tartare. Voici qu’arrivent les tomates. Acheminés depuis le nord du canton de Vaud, les fruits ont une saveur exquise et ils sont déclinés en deux sauces exquises. Des tranches de jambon fermier et du bacon grillé, arrosé d'huile de pépins de raisin, leur donnent la réplique. C’est ensuite à Vinzel, près de Nyon, que le chef s'approvisionne en haricots de première qualité. Il les sert frais avec de la féra fumée et du caviar osciètre. On poursuit avec l’emblématique fricassée de cuisses de grenouilles de Vallorbe aux girolles. Désossées, les cuisses sont enrobées d’une pâte à tempura ultra-fine. Une croustillante tuile d’aubergine coiffe le tout. Tout en élégance, le délicat rouget de roche est rehaussé de poivron et accompagné d'un ravioli de courgette et d'une onctueuse crème d'anchois. Il précède le tourteau de casier. La chair de l'araignée de mer arrive enveloppée d'épinards. Elle est servie chaude et accompagnée d'une réduction de chasselas de Lavaux.
Au plat principal, les convives ont le choix. Alors pourquoi pas cette volaille de Jussy (GE), un coq de 800 grammes? Le suprême est découpé directement à table, les cuisses sont servies en deuxième plat. Ils ont en commun l’exquise sauce aux girolles. En alternative, le canard de Nantes rend hommage au légendaire Frédy Girardet. Mais les médaillons d'agneau, accompagnés de petits pois et de graines de moutarde, sont également excellents. Tout comme les magnifiques ris de veau croustillants. Franck Giovannini est un ambassadeur exceptionnel de la viande suisse: bœuf, veau (de la région des Trois-Lacs) et porc l’attestent. Seul l'exceptionnel agneau de Sisteron est importé de France.
Le concept «de la ferme à l’assiette» s’applique jusqu’aux desserts. Ainsi les fraises et les framboises servies en rafraîchissant sorbet proviennent de Gollion (VD), alors que les fleurs de safran sont cueillies dans le Jorat voisin. Aérienne, la «forêt-noire» est revisitée avec des cerises de Michel Blondel, le maraîcher voisin, et de chocolat pure origine.
Au passe, Franck Giovannini affiche un calme parfait. Outre ses menus, il propose une carte inspirante. Mais chaque plat qui passe devant lui est réalisé avec brio par sa brigade d’exception. Présenté avec enthousiasme, le chariot de fromages est une ode aux pâtes dures et molles. Et, côté cave, Charline Pichon, notre «Sommelière de l'année» 2026, déniche sans cesse de nouvelles pépites, comme ce Bec d'Or de style bourguignon de la région de Rolle (VD).

