
Le Petit Carougeois
Repris par Arnaud Royet et Robin Koebel, déjà aux commandes de la Huchette, le Petit Carougeois se niche au cœur de la zone piétonne du vieux Carouge. La longue salle mêle meubles chinés et lustres rétros dans une ambiance vivante et chaleureuse. Au centre, le bar aligne de beaux flacons et dit, sans trop en faire, l’attachement des propriétaires aux vins méticuleusement choisis. Le chef Lukas Vanecko y cuisine des produits frais et locaux avec une vraie conviction, malgré quelques inégalités qui n’entament pas l’essentiel. Le maquereau à la flamme, betterave, mascarpone acidulé et jus végétal peine à susciter l’enthousiasme. Le poisson tend à disparaître, étouffé plutôt que souligné par les garnitures. Le filet de cerf grillé compose un joli plat d’automne, généreusement servi, avec des accompagnements classiques, poire, choux de Bruxelles et châtaignes, relevés par une sauce grand veneur aussi brillante que roborative. La cuisson aurait toutefois mérité d’être un peu plus courte. Le cabillaud des côtes atlantiques est, en revanche, impeccable. Nacré à cœur, il est accompagné d’un excellent céleri de la ferme du Monniati à Jussy, d’un poireau brûlé pas si brûlé, au rendu un peu filandreux, et d’un beurre blanc à la ciboulette pétant de vivacité. Côté végétal, les courges des Potagers de Gaia, cèpes, girolles et butternut grillée réservent une très belle surprise. Les goûts s’empilent, se répondent et trouvent une harmonie pleinement convaincante. Pour conclure, ganache noisette, caramel, sablé cacao et noisettes caramélisées se répondent avec bonheur. Le bien nommé «souvenir d’enfance», lui, conjugue brioche perdue, pommes confites et une excellente crème vanille. Seul petit bémol: la salle est assez bruyante.


Repris par Arnaud Royet et Robin Koebel, déjà aux commandes de la Huchette, le Petit Carougeois se niche au cœur de la zone piétonne du vieux Carouge. La longue salle mêle meubles chinés et lustres rétros dans une ambiance vivante et chaleureuse. Au centre, le bar aligne de beaux flacons et dit, sans trop en faire, l’attachement des propriétaires aux vins méticuleusement choisis. Le chef Lukas Vanecko y cuisine des produits frais et locaux avec une vraie conviction, malgré quelques inégalités qui n’entament pas l’essentiel. Le maquereau à la flamme, betterave, mascarpone acidulé et jus végétal peine à susciter l’enthousiasme. Le poisson tend à disparaître, étouffé plutôt que souligné par les garnitures. Le filet de cerf grillé compose un joli plat d’automne, généreusement servi, avec des accompagnements classiques, poire, choux de Bruxelles et châtaignes, relevés par une sauce grand veneur aussi brillante que roborative. La cuisson aurait toutefois mérité d’être un peu plus courte. Le cabillaud des côtes atlantiques est, en revanche, impeccable. Nacré à cœur, il est accompagné d’un excellent céleri de la ferme du Monniati à Jussy, d’un poireau brûlé pas si brûlé, au rendu un peu filandreux, et d’un beurre blanc à la ciboulette pétant de vivacité. Côté végétal, les courges des Potagers de Gaia, cèpes, girolles et butternut grillée réservent une très belle surprise. Les goûts s’empilent, se répondent et trouvent une harmonie pleinement convaincante. Pour conclure, ganache noisette, caramel, sablé cacao et noisettes caramélisées se répondent avec bonheur. Le bien nommé «souvenir d’enfance», lui, conjugue brioche perdue, pommes confites et une excellente crème vanille. Seul petit bémol: la salle est assez bruyante.


