
La Pinte du Paradis
Le paradis est dehors, sur la terrasse entourée de vignes et des toits du vieil Aigle. Il est aussi dans la belle salle aux proportions généreuses, aux poutres quatre fois séculaires, dallée de calcaire, où l’on s’installe devant des tables de bois toutes simples, dans des fauteuils confortables, bercés par un jazz cosy.
Chef pâtissier chez Philippe Rochat, «Découverte de l’année» en 2008, Sébastien Rithner n’est pas le premier venu. Au Paradis, il propose une cuisine gaie et colorée, aux présentations soignées, où même les gouttes de décoration ont une signification gustative. Sa première mise en bouche donne le la: d’un côté, une petite tranche de canard fumé trône sur un confit d’oignon rouge et de syrah réduite; de l’autre, un mini-carpaccio d’omble chevalier joue avec un fond parfumé aux agrumes et au basilic. Magique. Comme cette douce dodine de pintade et foie gras accompagnée de deux purées goûteuses: racine de persil d’un côté, petits pois de l’autre, dans une aimable fusion de saveurs printanières. Facétieux, le tartare de lapin, teinté en vert par son huile de courge (dont la puissance écrase la délicatesse de la viande), est méconnaissable. Il voisine avec les premiers légumes d’un printemps précoce et coloré, un amusant bouchon de foie gras et quelques perles de bergamote. Côté mer, le bar mi-cuit de belle manière voit sa délicatesse jouer avec une voluptueuse bisque de homard et combawa dans un mariage surprenant et séduisant. Délicatesse encore avec le suprême de pigeon au vin jaune à la cuisson idéale, escorté de morilles farcies et d’une mousseline marquée d’une pointe d’orange. Pour assurer la transition, un pré-dessert marqué par un enthousiasmant sorbet au poivron rouge précède la belle assiette de desserts cloisonnée au chocolat, véritable tableau où une charlotte aux fraises et à la rhubarbe trône sur un fond pistache, au côté d’un impeccable sorbet aux fraises et d’un cigare de spéculoos fourré d’une légère ganache à la verveine, digne conclusion d’un menu globalement remarquable.
Le service est aimable, sans chichi et bon enfant, à l’image de l’esprit qui règne sous les vieilles boiseries. La carte des vins, largement axée sur les crus chablaisans et lémaniques, est remarquable par sa richesse, sa qualité et la modération de ses prix. Les choix proposés au verre par le chef sont particulièrement judicieux et originaux.


Le paradis est dehors, sur la terrasse entourée de vignes et des toits du vieil Aigle. Il est aussi dans la belle salle aux proportions généreuses, aux poutres quatre fois séculaires, dallée de calcaire, où l’on s’installe devant des tables de bois toutes simples, dans des fauteuils confortables, bercés par un jazz cosy.
Chef pâtissier chez Philippe Rochat, «Découverte de l’année» en 2008, Sébastien Rithner n’est pas le premier venu. Au Paradis, il propose une cuisine gaie et colorée, aux présentations soignées, où même les gouttes de décoration ont une signification gustative. Sa première mise en bouche donne le la: d’un côté, une petite tranche de canard fumé trône sur un confit d’oignon rouge et de syrah réduite; de l’autre, un mini-carpaccio d’omble chevalier joue avec un fond parfumé aux agrumes et au basilic. Magique. Comme cette douce dodine de pintade et foie gras accompagnée de deux purées goûteuses: racine de persil d’un côté, petits pois de l’autre, dans une aimable fusion de saveurs printanières. Facétieux, le tartare de lapin, teinté en vert par son huile de courge (dont la puissance écrase la délicatesse de la viande), est méconnaissable. Il voisine avec les premiers légumes d’un printemps précoce et coloré, un amusant bouchon de foie gras et quelques perles de bergamote. Côté mer, le bar mi-cuit de belle manière voit sa délicatesse jouer avec une voluptueuse bisque de homard et combawa dans un mariage surprenant et séduisant. Délicatesse encore avec le suprême de pigeon au vin jaune à la cuisson idéale, escorté de morilles farcies et d’une mousseline marquée d’une pointe d’orange. Pour assurer la transition, un pré-dessert marqué par un enthousiasmant sorbet au poivron rouge précède la belle assiette de desserts cloisonnée au chocolat, véritable tableau où une charlotte aux fraises et à la rhubarbe trône sur un fond pistache, au côté d’un impeccable sorbet aux fraises et d’un cigare de spéculoos fourré d’une légère ganache à la verveine, digne conclusion d’un menu globalement remarquable.
Le service est aimable, sans chichi et bon enfant, à l’image de l’esprit qui règne sous les vieilles boiseries. La carte des vins, largement axée sur les crus chablaisans et lémaniques, est remarquable par sa richesse, sa qualité et la modération de ses prix. Les choix proposés au verre par le chef sont particulièrement judicieux et originaux.


