
Restaurant de la Fontaine
Dans un quartier discret du vieil Aigle, ce restaurant confortable, à l'ambiance claire et boisée soulignée d’une amusante frise de personnages, est un endroit où l’on se sent très vite chez soi. Il est tenu avec sourire et entregent par Cynthia Alexandre en salle, et avec finesse et talent par Julien Corthésy en cuisine. La première règne sur la vingtaine de couverts de la salle et assure avec compétence le conseil des vins; le second élabore une carte courte (trois entrées, trois plats, deux desserts), sincère et nette de goûts, assumant un classicisme sans dogme, suivant les saisons et favorisant les producteurs locaux.
Il donne le ton d’entrée avec une mise en bouche, une suave tartelette au houmous de betterave rouge et julienne de viande séchée et un malakoff, cubique de forme et carré de goût. En entrée, le printanier œuf croustillant pané au maïs, plat signature du chef, arrive blotti dans un nid des premières dents-de-lion, accompagné d’une mousse de chèvre frais à l’acidité rapicolante et de guanciale, raidi à la poêle pour le croquant et le salé. Seule réserve, le jaune de l’œuf aurait pu être plus coulant. La poule au pot, cuite en ballottine, est servie avec des petits légumes printaniers et un original risotto de topinambour traité comme un riz au lait crémé, gourmand et diablement régressif. Cuisson judicieuse, sauce au vin d’Arbois typée et morilles généreuses se marient harmonieusement dans ce classique des classiques, particulièrement réussi. En dessert, la mousse de chocolat blanc sert de diadème émaillé de fragments d’agrumes à un excellent sorbet au yuzu. Un crumble goûteux donne sa structure à l’ensemble.


Dans un quartier discret du vieil Aigle, ce restaurant confortable, à l'ambiance claire et boisée soulignée d’une amusante frise de personnages, est un endroit où l’on se sent très vite chez soi. Il est tenu avec sourire et entregent par Cynthia Alexandre en salle, et avec finesse et talent par Julien Corthésy en cuisine. La première règne sur la vingtaine de couverts de la salle et assure avec compétence le conseil des vins; le second élabore une carte courte (trois entrées, trois plats, deux desserts), sincère et nette de goûts, assumant un classicisme sans dogme, suivant les saisons et favorisant les producteurs locaux.
Il donne le ton d’entrée avec une mise en bouche, une suave tartelette au houmous de betterave rouge et julienne de viande séchée et un malakoff, cubique de forme et carré de goût. En entrée, le printanier œuf croustillant pané au maïs, plat signature du chef, arrive blotti dans un nid des premières dents-de-lion, accompagné d’une mousse de chèvre frais à l’acidité rapicolante et de guanciale, raidi à la poêle pour le croquant et le salé. Seule réserve, le jaune de l’œuf aurait pu être plus coulant. La poule au pot, cuite en ballottine, est servie avec des petits légumes printaniers et un original risotto de topinambour traité comme un riz au lait crémé, gourmand et diablement régressif. Cuisson judicieuse, sauce au vin d’Arbois typée et morilles généreuses se marient harmonieusement dans ce classique des classiques, particulièrement réussi. En dessert, la mousse de chocolat blanc sert de diadème émaillé de fragments d’agrumes à un excellent sorbet au yuzu. Un crumble goûteux donne sa structure à l’ensemble.


