
Du Lac
Année de jubilé pour cette adresse incontournable de la vallée de Joux. Installé sur les quais du Pont et doté d’une charmante terrasse, le restaurant, tenu depuis vingt-cinq ans par Roberto et Sylviane Biaggi, a pignon sur lac. Le fruit de la pêche locale – féra, brochet, perche – trouve naturellement sa place dans l’assiette, selon les arrivages. La carte, généreuse et d’un excellent rapport qualité-prix, décline plusieurs menus de saison, dont un spécial risotto en trois façons, ainsi que des formules éphémères ou surprises. En entrée, le thon, juste saisi, est servi en triangles délicatement posés sur une salade d’algues wakamés et relevés de mousse de raifort, de crème de betterave et de mayonnaise à l’encre de seiche. L’ensemble est subtil et d’une belle fraîcheur. Le tartare de veau, parfumé à la fève tonka, est roulé dans un carpaccio de bœuf sur un lit de lentilles. Il séduit par sa finesse, malgré une légère réserve sur l’intensité. Moins convaincant, l’œuf poché sur des épinards à l’étuvée, dans un jus crémeux trop clair. En plats, viande et volaille tiennent leurs promesses. L’osso buco et son risotto au safran sont goûteux; la caille désossée, aux morilles, repose sur une écrasée de pommes de terre onctueuse. Dommage pour le dressage, qui manquait de raffinement, les jus corsés submergeant l’assiette. Final sans fausse note: chariot d’une trentaine de fromages, dont l’incontournable Vacherin Mont-d’Or de la région. L’ananas poché aux épices et glace vanille conclut sur une note douce-acidulée rapicolante. Magnifique carte des vins: 5000 bouteilles, 11 pays, dont plus de 75% de crus suisses et une belle sélection des Côtes de l’Orbe.
Année de jubilé pour cette adresse incontournable de la vallée de Joux. Installé sur les quais du Pont et doté d’une charmante terrasse, le restaurant, tenu depuis vingt-cinq ans par Roberto et Sylviane Biaggi, a pignon sur lac. Le fruit de la pêche locale – féra, brochet, perche – trouve naturellement sa place dans l’assiette, selon les arrivages. La carte, généreuse et d’un excellent rapport qualité-prix, décline plusieurs menus de saison, dont un spécial risotto en trois façons, ainsi que des formules éphémères ou surprises. En entrée, le thon, juste saisi, est servi en triangles délicatement posés sur une salade d’algues wakamés et relevés de mousse de raifort, de crème de betterave et de mayonnaise à l’encre de seiche. L’ensemble est subtil et d’une belle fraîcheur. Le tartare de veau, parfumé à la fève tonka, est roulé dans un carpaccio de bœuf sur un lit de lentilles. Il séduit par sa finesse, malgré une légère réserve sur l’intensité. Moins convaincant, l’œuf poché sur des épinards à l’étuvée, dans un jus crémeux trop clair. En plats, viande et volaille tiennent leurs promesses. L’osso buco et son risotto au safran sont goûteux; la caille désossée, aux morilles, repose sur une écrasée de pommes de terre onctueuse. Dommage pour le dressage, qui manquait de raffinement, les jus corsés submergeant l’assiette. Final sans fausse note: chariot d’une trentaine de fromages, dont l’incontournable Vacherin Mont-d’Or de la région. L’ananas poché aux épices et glace vanille conclut sur une note douce-acidulée rapicolante. Magnifique carte des vins: 5000 bouteilles, 11 pays, dont plus de 75% de crus suisses et une belle sélection des Côtes de l’Orbe.


