
Bistrot du Lion d’Or
Cette institution carougeoise déploie ses charmes sous des voûtes séculaires, à la table du chef en face du passe ou, dès les beaux jours, au cœur d’une charmante terrasse. Si l’esprit demeure ici résolument bistrotier, comme en témoigne une formule de midi en trois plats à 45 francs, championne du rapport qualité-prix, la lecture du menu épicurien révèle toute la virtuosité de Romain Desvenain. Le chef sublime le terroir avec des entrées délectables, où les herbes glanées par la brigade électrisent des compositions audacieuses, à l’image de ces pains soufflés aux escargots et gésiers plongeant dans un velouté d’orties. Incontournable, le petit pithiviers de la maison est devenu une signature, avec sa farce évoluant au fil des saisons. Ancien disciple du grand Michel Guérard, Romain Desvenain lui rend hommage à travers des sauces d'une précision chirurgicale, mariant gourmandise et légèreté. Sa sauce genevoise d’Auguste Escoffier nappe un médaillon de lotte au lard de Begnins avec une noblesse qui dépasse largement les codes du bistrot. Quant au registre sucré, il ne l’est pas trop, justement, privilégiant des desserts où domine la fraîcheur, comme cette aérienne crêpe Suzette soufflée au beurre de mandarine.
Cette institution carougeoise déploie ses charmes sous des voûtes séculaires, à la table du chef en face du passe ou, dès les beaux jours, au cœur d’une charmante terrasse. Si l’esprit demeure ici résolument bistrotier, comme en témoigne une formule de midi en trois plats à 45 francs, championne du rapport qualité-prix, la lecture du menu épicurien révèle toute la virtuosité de Romain Desvenain. Le chef sublime le terroir avec des entrées délectables, où les herbes glanées par la brigade électrisent des compositions audacieuses, à l’image de ces pains soufflés aux escargots et gésiers plongeant dans un velouté d’orties. Incontournable, le petit pithiviers de la maison est devenu une signature, avec sa farce évoluant au fil des saisons. Ancien disciple du grand Michel Guérard, Romain Desvenain lui rend hommage à travers des sauces d'une précision chirurgicale, mariant gourmandise et légèreté. Sa sauce genevoise d’Auguste Escoffier nappe un médaillon de lotte au lard de Begnins avec une noblesse qui dépasse largement les codes du bistrot. Quant au registre sucré, il ne l’est pas trop, justement, privilégiant des desserts où domine la fraîcheur, comme cette aérienne crêpe Suzette soufflée au beurre de mandarine.


