
Indian Rasoi
Kuldeep Rawat s’est formé dans de grandes maisons en Inde avant de rejoindre Genève en 2008, lors de l’ouverture du Rasoi by Vineet au Mandarin Oriental, aux côtés du chef étoilé Vineet Bhatia. Fort de ce parcours, il ouvre son Indian Rasoi à Carouge en 2019, rasoi signifiant tout simplement «cuisine» en hindi. La carte, rassurante, reste largement arrimée aux grands classiques indiens, du rogan josh au vindaloo, en passant par le biryani et les grillades au tandoor. La salle contemporaine affiche des teintes douces, le service est prévenant et attentif. Mais – que se passe-t-il? – côté cuisine, l’impression est cette fois mitigée. Le saumon mariné au malai masala arrive trop cuit. Les côtelettes d’agneau grillées, annoncées comme plat signature, sont servies à peine tièdes, avec une marinade sans grand relief. Heureusement, le poulet Chetinad se montre plus convaincant. Ces hauts de cuisse au lait de coco et aux épices du sud de l’Inde offrent une assiette généreuse, portée par une belle douceur aromatique. Mais l’agneau madras ne convainc pas: viande sèche, curry sans profondeur. Les naans cuits minute au tandoor, chauds, légèrement soufflés sauvent quelque peu la mise. En dessert, le paysam brûlé (relecture de la crème brûlée) offre un mariage franco-indien très réussi avec ses délicates notes de cardamome et de caramel craquant.
Kuldeep Rawat s’est formé dans de grandes maisons en Inde avant de rejoindre Genève en 2008, lors de l’ouverture du Rasoi by Vineet au Mandarin Oriental, aux côtés du chef étoilé Vineet Bhatia. Fort de ce parcours, il ouvre son Indian Rasoi à Carouge en 2019, rasoi signifiant tout simplement «cuisine» en hindi. La carte, rassurante, reste largement arrimée aux grands classiques indiens, du rogan josh au vindaloo, en passant par le biryani et les grillades au tandoor. La salle contemporaine affiche des teintes douces, le service est prévenant et attentif. Mais – que se passe-t-il? – côté cuisine, l’impression est cette fois mitigée. Le saumon mariné au malai masala arrive trop cuit. Les côtelettes d’agneau grillées, annoncées comme plat signature, sont servies à peine tièdes, avec une marinade sans grand relief. Heureusement, le poulet Chetinad se montre plus convaincant. Ces hauts de cuisse au lait de coco et aux épices du sud de l’Inde offrent une assiette généreuse, portée par une belle douceur aromatique. Mais l’agneau madras ne convainc pas: viande sèche, curry sans profondeur. Les naans cuits minute au tandoor, chauds, légèrement soufflés sauvent quelque peu la mise. En dessert, le paysam brûlé (relecture de la crème brûlée) offre un mariage franco-indien très réussi avec ses délicates notes de cardamome et de caramel craquant.


