
Anouch
A deux pas de la plaine de Plainpalais, ce restaurant singulier ne ressemble à aucun autre. Mitoyen d’une galerie d’art, il est peuplé de livres et d'œuvres contemporaines. Entre le décor, le nombre réduit de tables et l’accueil souriant de Kamonchat Waiyakan, qui œuvre avec chaleur au service et avec un œil avisé à la sommellerie, on comprend que, ici, la qualité de l’accueil est tout aussi importante que le contenu de l’assiette. A côté d’une carte fournie d’assiettes à «grignoter» où la terrine de campagne côtoie le basterna, une charcuterie arménienne maison, le menu «Anouch» invite à se laisser guider, à l’aveugle, entre produits d’ici et ingrédients d’ailleurs, travail des végétaux et oubli volontaire des féculents. L’œuf parfaitement confit, posé sur de la betterave crue, des noix et quelques miettes de fromage de chèvre, arrive accompagné d’un condiment au sumac et de pickles d’oignon rouge. Comme un parfait exemple de la philosophie de la cheffe Tamara Hussian. Le carpaccio de chinchard, avec sa chair ferme d’une irréprochable fraîcheur, s'accommode, lui, du caliente d’un condiment chimichurri et de la fraîcheur zestée du kumquat. Le dépaysement et la surprise se poursuivent dans l’assiette suivante, où la chair de la truite, confite, voit sa finesse sublimée par l'amertume d’un condiment à la roquette et d’un pak-choï brûlé juste ce qu’il faut. Après un onglet de bœuf maturé accompagné d’ail des ours, de chou cru et de kumquat, un duo qui fonctionne à merveille, le dessert, une panna cotta à la fleur d’oranger, ultime étape de ce menu nomade, nous a semblé un peu banal.


A deux pas de la plaine de Plainpalais, ce restaurant singulier ne ressemble à aucun autre. Mitoyen d’une galerie d’art, il est peuplé de livres et d'œuvres contemporaines. Entre le décor, le nombre réduit de tables et l’accueil souriant de Kamonchat Waiyakan, qui œuvre avec chaleur au service et avec un œil avisé à la sommellerie, on comprend que, ici, la qualité de l’accueil est tout aussi importante que le contenu de l’assiette. A côté d’une carte fournie d’assiettes à «grignoter» où la terrine de campagne côtoie le basterna, une charcuterie arménienne maison, le menu «Anouch» invite à se laisser guider, à l’aveugle, entre produits d’ici et ingrédients d’ailleurs, travail des végétaux et oubli volontaire des féculents. L’œuf parfaitement confit, posé sur de la betterave crue, des noix et quelques miettes de fromage de chèvre, arrive accompagné d’un condiment au sumac et de pickles d’oignon rouge. Comme un parfait exemple de la philosophie de la cheffe Tamara Hussian. Le carpaccio de chinchard, avec sa chair ferme d’une irréprochable fraîcheur, s'accommode, lui, du caliente d’un condiment chimichurri et de la fraîcheur zestée du kumquat. Le dépaysement et la surprise se poursuivent dans l’assiette suivante, où la chair de la truite, confite, voit sa finesse sublimée par l'amertume d’un condiment à la roquette et d’un pak-choï brûlé juste ce qu’il faut. Après un onglet de bœuf maturé accompagné d’ail des ours, de chou cru et de kumquat, un duo qui fonctionne à merveille, le dessert, une panna cotta à la fleur d’oranger, ultime étape de ce menu nomade, nous a semblé un peu banal.


