Carton plein. Voilà un an que le restaurant Ottolenghi a ouvert ses portes à Genève, au rez-de-chaussée du Swiss Deluxe Hotel Mandarin Oriental. C'était plein le jour de notre en visite en janvier dernier. Et ça l'était toujours, en ce banal mercredi midi, lors de cette nouvelle visite, même s'il fut plus facile de trouver une table à la dernière minute.

 

Business lunch. Après ces douze premiers mois d'existence, peu de choses ont changé: c'est toujours Maxime Martin aux fourneaux (photo ci-dessus), bien en évidence au fond de la salle, occupé à dresser les assiettes au passe, ou bien à surveiller les légumes léchés par les flammes juste derrière lui. Non, ce qui change, outre les plats qui suivent les saisons, c'est cette nouvelle formule déjeuner, le «menu du chef», proposé à 55 francs pour deux entrées et deux plats. Le dessert est accessible pour 10 francs de plus.

Ottolenghi

Muhamarra de courge, noix croquantes caramélisées: un plat de Maxime Martin qui a conquis Yotam Ottolenghi!

Ottolenghi

Le grand patron (à gauche) se rend dans le restaurant genevois plusieurs fois par an.

Ottolenghi

Le pkhali de betteraves, un plat inspriée de la cuisine géorgienne.

Muhamarra. Attention, car pour ce prix, il y a beaucoup à manger! Le muhamarra à la courge, d'un magnifique orange foncé, est servi en hors d'œuvres avec du pain pita maison tout chaud. Posé sur un film d'huile épicée, il offre un beau jeu de textures entre son crémeux et le croquant de cerneaux de noix caramélisées. Développé par Maxime Martin, c'est un plat que son patron, l'auteur culinaire superstar Yotam Ottolenghi, a personnellement adoré et validé lors de son passage à Genève.

 

De la Syrie à la Géorgie. De ce plat syrien, on saute vers la Géorgie (une téléportation typique d'Ottolenghi) avec un pkhali de betteraves, émincé de légumes agrémenté de noix et d'un condiment à l'huile d'olive verte. Si d'aventure vous prenait l'idée de sortir des sentiers battus, on ne saurait que trop vous conseiller les tomates cerises rôties. Douces et caramélisées, prêtes à éclater sous la dent, elles sont déposées sur un lit d'épais yaourt au citron relevé de piment d’Urfa et d'une touche d'origan. Simple? Oui. Bon? Trois fois oui!

Ottolenghi Restaurant Genf

Le bar occupe une place centrale dans le restaurant. On vous conseille d'y prendre un siège: le spot idéal pour craquer pour un cocktail signature.

Charmant Shawarma. Après ces entrées roboratives, il faudra garder de la place pour la suite, notamment le shawarma de céleri, plat signature de la maison. Servi dans un pain pita, c'est un régal de street food à tremper dans une sauce à la tomate fermentée. Ne reste plus qu'à passer au cabillaud en croûte de pistache et noix de macadamia, lequel barbote dans une vichyssoise à la livèche. Chair nacrée, cuisson parfaite, saveurs équilibrées… mais on préfère ces petits mézzés dans lesquels allégrement piocher.

 

The Place to B. A noter que depuis la fin 2025, le restaurant étoffe son offre au bar. Le bartender Christophe Pinto a mis au point une nouvelle gamme de cocktails, notamment sans alcool, dont un rafraîchissant Herbarium (infusion de shiso, acide de pomme verte, concombre et aneth). Le breuvage complète parfaitement les plats épicés servis ici.A essayer absolument! Note GaultMillau: 14 points.

 

Created with Sketch.  | The Place to b.

GaultMillau et son partenaire UBS présentent chaque semaine une «Place to b.»: les meilleures adresses pour des business lunchs, brunchs, et dîners aux chandelles! Cliquez ici pour découvrir les autre «Places to b.» déjà publiés.