Soirée Héritage à la Fleur de Sel. Pour la deuxième fois, Romain Dercile (en photo à gauche), chef de la Fleur de Sel (17/20) à Cossonay (VD), invite Carlo Crisci à réinvestir à ses côtés les murs de son ancien restaurant. Au programme de cette soirée, on retrouvera certains plats signature de celui qui a porté ce lieu, alors nommé le Cerf, au sommet de la gastronomie. Rafflant au passage deux étoiles et une note de 18 sur 20 au GaultMillau. Pot-au-feu de foie gras au vin jaune, ciselé de bœuf à l'huître au Lagavulin ou encore, en pré-dessert, choucroute d’asperges blanches, crème brûlée à l’asperule odorante, se mêleront aux amuse-bouche et dessert façon Romain Dercile. L'Aveyronnais profitera de cette occasion pour dévoiler le premier plat qui figurera à la carte de la table sur mesure qu'il crée au sein même de son restaurant. Et pour laquelle il avait, avec succès, lancé un financement participatif en décembre dernier. Au menu de cette ambitieuse proposition, qui devrait accueillir ses premiers clients le 28 mai ou le 4 juin, le veau Simmental en deux façons et son jus à l'Impératoire aura toute sa place.
Au Woodward, dites 37. Avec son Atelier Robuchon (17/20) et son Jardinier (15/20), la proposition gastronomique de l'hôtel Woodward à Genève était déjà fort belle. Voici que son bar, le 37, où l'on pouvait déjà déguster bouchées apéritives et cocktails plus qu'aboutis, enrichit sa carte de quelques plats de brasserie contemporaine: œuf mimosa, pâté en croûte et autre sublime cordon bleu façon Olivier Jean. Autre bonheur nouveau, la possibilité, en fin de repas ou à l'heure du thé, puisque le service est continu de midi à 23 heures, de goûter aux desserts à l'assiette de Titouan Claudet: «J'ai voulu proposer des classiques revisités pour les clients en quête de plaisirs simples mais régressifs qui évolueront au fil des saisons. En ce moment, on retrouve un millefeuille au caramel infusé vanille (en photo au milieu), un moelleux au chocolat et une tarte tatin dans laquelle on reconnait ma patte géométrique.» Prochainement, c'est une tarte aux fraises, avant des desserts à l'abricot et à la pêche qui feront les beaux jours de cet établissement avec vue sur la rade.
Dany Khezzar, fine lame. On connaît la passion des chefs pour les couteaux de cuisine, indispensables accessoires. Suisse, français ou allemand, chacun a ses préférences. Dany Khezzar, chef du Bayview (18/20) n'a jamais caché son amour pour le Japon, qu'il célèbre à travers les plats fusion qu'il imagine pour l'Isakaya. C'est donc tout naturellement que son choix s'est porté sur un Kiritsuke, légèrement plus incurvé que le Santoku, couteau favori des chefs, pour lancer une nouvelle ligne de couteaux Kai estampillées de son nom. Une lame en acier trois couches, un manche octogonal: voici un outil, développé en collaboration avec l'importateur biennois CeCo de Michael Bach (en photo à droite), parfait pour prolonger la main, et la créativité sans bornes, du jeune chef.
Photos: Julie de Tribolet, The Woodward, CeCo ltd.

