
L'Escapade par Damien Coche
Après vingt-six ans passés au Domaine de Châteauvieux, Damien Coche, le second de Philippe Chevrier, s’est mis à son compte. Dans l’élégant quartier de Champel, il a ouvert L’Escapade, une brasserie chic prolongée d’une agréable terrasse. Dans sa petite cuisine, il élabore une jolie carte – cinq entrées, trois poissons, trois viandes, fromages et desserts – aux intitulés précis, qui tiennent parfaitement leurs promesses.
En salle, Alain Gaudin et Thibaud Boissin, deux compagnons de route du chef, sont ses ambassadeurs et assurent un service enjoué et attentif, conseillant des vins tirés d’une carte bien pensée et amenée à s’enrichir au fil des mois.
En préambule, le tartare de bar est servi sur une croustille et coiffé d’une aromatique feuille de shiso. Juste à côté, les onctueuses et délicatement citronnées rillettes de cabillaud sur mousse de petits pois enchantent.
Et voici l’œuf parfait aux morilles. Il est nappé d’une belle et voluptueuse émulsion au chardonnay. De son côté, l’estival vitello tonnato à l’ail noir est parsemé de feuilles de roquette et de tomates bulbes. Il aurait supporté un peu plus de sa délectable sauce. Un dôme de roquette cache le rafraîchissant carpaccio de thon, pourtant de très belle qualité. Puis le ris de veau aux girolles et artichauts est cuit à la perfection: quel beau plat, généreux et équilibré! De même, la classique côte de veau est magnifique. Et le cabillaud entouré de coques est une ode à l’été. Un peu moins en adéquation avec la saison, le pigeon à la betterave et à la chicorée rouge n’en joue pas moins une belle partition aigre-douce, rehaussé de poivre de Sarawak.
On termine en beauté avec une crème brûlée à l’abricot et au romarin. Le crémeux au citron, lui, est un peu en retrait.


Après vingt-six ans passés au Domaine de Châteauvieux, Damien Coche, le second de Philippe Chevrier, s’est mis à son compte. Dans l’élégant quartier de Champel, il a ouvert L’Escapade, une brasserie chic prolongée d’une agréable terrasse. Dans sa petite cuisine, il élabore une jolie carte – cinq entrées, trois poissons, trois viandes, fromages et desserts – aux intitulés précis, qui tiennent parfaitement leurs promesses.
En salle, Alain Gaudin et Thibaud Boissin, deux compagnons de route du chef, sont ses ambassadeurs et assurent un service enjoué et attentif, conseillant des vins tirés d’une carte bien pensée et amenée à s’enrichir au fil des mois.
En préambule, le tartare de bar est servi sur une croustille et coiffé d’une aromatique feuille de shiso. Juste à côté, les onctueuses et délicatement citronnées rillettes de cabillaud sur mousse de petits pois enchantent.
Et voici l’œuf parfait aux morilles. Il est nappé d’une belle et voluptueuse émulsion au chardonnay. De son côté, l’estival vitello tonnato à l’ail noir est parsemé de feuilles de roquette et de tomates bulbes. Il aurait supporté un peu plus de sa délectable sauce. Un dôme de roquette cache le rafraîchissant carpaccio de thon, pourtant de très belle qualité. Puis le ris de veau aux girolles et artichauts est cuit à la perfection: quel beau plat, généreux et équilibré! De même, la classique côte de veau est magnifique. Et le cabillaud entouré de coques est une ode à l’été. Un peu moins en adéquation avec la saison, le pigeon à la betterave et à la chicorée rouge n’en joue pas moins une belle partition aigre-douce, rehaussé de poivre de Sarawak.
On termine en beauté avec une crème brûlée à l’abricot et au romarin. Le crémeux au citron, lui, est un peu en retrait.


