
LeCrans
Timide de son propre aveu, le chef préfère recevoir ses convives dans sa cuisine en début de repas. Dans son élément, il s'amuse avec eux lors de l'apéritif, qui fait office de mise en bouche d’un menu en dix dégustations (déclinable aussi en sept services). Tout commence avec une «potion magique», à boire à même la fiole et dont il faut deviner les ingrédients. La rillette de saumon, en deuxième amuse-bouche, surprend avec sa touche de sucre crépitant, avant que la fondue revisitée en une seule bouchée ne vienne conclure ce moment de partage avec le chef (pas si timide finalement).
Retour en salle, qui offre un panorama époustouflant sur les Alpes valaisannes. On apprécie que le pain aux graines de courge, accompagné de son beurre et de pickles, soit proposé comme un plat à part entière. Suivent des assiettes aussi graphiques que réfléchies et parfaitement réalisées. Chaque élément a sa raison d’être. L’acidité du voile de framboise et du yuzu kosho contrebalance l’omble chevalier. L’algue nori apporte du croquant au tartare de Black Angus proposé comme un taco, un rôle que joue également le petit épeautre qui accompagne les asperges mariées à l’ail des ours ou le riz soufflé dans le prédessert autour de la noix de coco. La cacahuète adoucit la force du fromage de chèvre, alors que la sauce au fruit de la passion apporte du peps à la poire pochée en dessert et la glace au sarrasin une fraîcheur bienvenue. Coup de cœur de ce magnifique menu: la volaille de la Gruyère qui s’offre en majesté en plat principal. Le filet est d’une tendreté remarquable. La croquette, accompagnée d’une mayonnaise au poivre de Tasmanie, est sublime. On se régale. Et on replonge en enfance avec la barbe à papa, signature de la maison en guise de mignardise. Une expérience qui vaut un point de plus.
PS: Le Mont-Blanc n’est désormais ouvert que le soir. Mais la maison abrite une seconde table, le 1650, plus simple et ouverte tous le jours quand le restaurant gastronomique est fermé.


Timide de son propre aveu, le chef préfère recevoir ses convives dans sa cuisine en début de repas. Dans son élément, il s'amuse avec eux lors de l'apéritif, qui fait office de mise en bouche d’un menu en dix dégustations (déclinable aussi en sept services). Tout commence avec une «potion magique», à boire à même la fiole et dont il faut deviner les ingrédients. La rillette de saumon, en deuxième amuse-bouche, surprend avec sa touche de sucre crépitant, avant que la fondue revisitée en une seule bouchée ne vienne conclure ce moment de partage avec le chef (pas si timide finalement).
Retour en salle, qui offre un panorama époustouflant sur les Alpes valaisannes. On apprécie que le pain aux graines de courge, accompagné de son beurre et de pickles, soit proposé comme un plat à part entière. Suivent des assiettes aussi graphiques que réfléchies et parfaitement réalisées. Chaque élément a sa raison d’être. L’acidité du voile de framboise et du yuzu kosho contrebalance l’omble chevalier. L’algue nori apporte du croquant au tartare de Black Angus proposé comme un taco, un rôle que joue également le petit épeautre qui accompagne les asperges mariées à l’ail des ours ou le riz soufflé dans le prédessert autour de la noix de coco. La cacahuète adoucit la force du fromage de chèvre, alors que la sauce au fruit de la passion apporte du peps à la poire pochée en dessert et la glace au sarrasin une fraîcheur bienvenue. Coup de cœur de ce magnifique menu: la volaille de la Gruyère qui s’offre en majesté en plat principal. Le filet est d’une tendreté remarquable. La croquette, accompagnée d’une mayonnaise au poivre de Tasmanie, est sublime. On se régale. Et on replonge en enfance avec la barbe à papa, signature de la maison en guise de mignardise. Une expérience qui vaut un point de plus.
PS: Le Mont-Blanc n’est désormais ouvert que le soir. Mais la maison abrite une seconde table, le 1650, plus simple et ouverte tous le jours quand le restaurant gastronomique est fermé.


