
Le Moulin d’Assens
Claryce Monnier et Alexandre Lacoste se sont rencontrés dans les cuisines de Philippe Chevrier. Elle vient de la Drôme, lui est originaire de Savoie. Ensemble, ils ont ensuite passé trois ans à la Maison Décotterd, à Glion. Et, à présent, ils sont les chefs d’une cuisine toute neuve, celle du Moulin d’Assens, dont Alain et Daniela Laval avaient fait une référence. Une cuisine qui, à l’évidence, leur va bien, puisque les voici «Découverte de l’année en Suisse romande».
Complètement rénové, le restaurant est beau, sobre et élégant. Encore courte, la carte des vins est riche en très belles références proposées à des prix très raisonnables. Voici les amuses-bouches: une gougère au vacherin excellente, croquante juste comme il faut; une croustille en forme d’arêtes de poisson, garnie de tarama et d’œufs de truite et de corégone, sapide et tout en fraîcheur; une boulette en panure d’herbes enfermant un escargot. Quel luxe. On apprécie aussi le pain fait par Alexandre, quand arrive le pâté en croûte, premier plat du menu. Il n’y a que la gelée qui manque un peu de relief, autrement, il est parfait. Puis le safran rehausse une mouclade agrémentée d’une originale galette de riz croustillante. De son côté, le potage Parmentier est digne d’Alain Ducasse. On poursuit avec un faux-filet idéalement grillé dans la cheminée. Il arrive avec une Soubise d’artichaut, clin d’œil gourmand à la grande cuisine française d’autrefois, superbement actualisée. Le plateau de fromages vaut plus qu’un coup d’œil. Et les desserts aux dressages séducteurs sont remarquables d’équilibre: une tatin tiède rafraîchie par un sorbet à la granny smith, délectable, et un sablé breton qui se pare d’un beurre Suzette tout simplement magique. Voilà un moulin fort prometteur.
Claryce Monnier et Alexandre Lacoste se sont rencontrés dans les cuisines de Philippe Chevrier. Elle vient de la Drôme, lui est originaire de Savoie. Ensemble, ils ont ensuite passé trois ans à la Maison Décotterd, à Glion. Et, à présent, ils sont les chefs d’une cuisine toute neuve, celle du Moulin d’Assens, dont Alain et Daniela Laval avaient fait une référence. Une cuisine qui, à l’évidence, leur va bien, puisque les voici «Découverte de l’année en Suisse romande».
Complètement rénové, le restaurant est beau, sobre et élégant. Encore courte, la carte des vins est riche en très belles références proposées à des prix très raisonnables. Voici les amuses-bouches: une gougère au vacherin excellente, croquante juste comme il faut; une croustille en forme d’arêtes de poisson, garnie de tarama et d’œufs de truite et de corégone, sapide et tout en fraîcheur; une boulette en panure d’herbes enfermant un escargot. Quel luxe. On apprécie aussi le pain fait par Alexandre, quand arrive le pâté en croûte, premier plat du menu. Il n’y a que la gelée qui manque un peu de relief, autrement, il est parfait. Puis le safran rehausse une mouclade agrémentée d’une originale galette de riz croustillante. De son côté, le potage Parmentier est digne d’Alain Ducasse. On poursuit avec un faux-filet idéalement grillé dans la cheminée. Il arrive avec une Soubise d’artichaut, clin d’œil gourmand à la grande cuisine française d’autrefois, superbement actualisée. Le plateau de fromages vaut plus qu’un coup d’œil. Et les desserts aux dressages séducteurs sont remarquables d’équilibre: une tatin tiède rafraîchie par un sorbet à la granny smith, délectable, et un sablé breton qui se pare d’un beurre Suzette tout simplement magique. Voilà un moulin fort prometteur.


