
Le Centre
Entièrement en inox, la cuisine ouverte détonne dans la salle en vieux bois, fraîchement rénovée. Derrière les fourneaux, casquette sur la tête, le chef n’est pas un inconnu à Champéry. A la tête du 42 durant près de quatre ans, avant de s’exiler au Pont de Brent notamment, Antoine Gonnet y a reposé ses valises et ouvert sa nouvelle table à l’été 2025. La carte est minimaliste: quatre entrées, quatre plats et autant de desserts (ou fromages). L’intitulé des plats l’est tout autant: un mot et trois précisions d’accompagnement.
Rôti, le butternut est relevé par de discrets morceaux de viande séchée et de l’Etivaz, qui apporte de la force à cette entrée. Très goûtu, le poireau manque quelque peu de peps dans son accompagnement, malgré la poutargue et la vinaigrette truffée.
En plat, le cochon proposé en trois façons (poitrine caramélisée, joue et boudin noir) est un délice aux saveurs régressives. Il est accompagné d’une purée mousseline aérienne, tout comme la volaille, fondante à souhait. Elle est sublimée par des salsifis, notamment proposés en chips sur le dessus, des noisettes et un jus court, qu’on ne peut s’empêcher de saucer. Pour terminer, le fondant au chocolat est marié au kiwi et à la menthe, peu présente, pour un dessert réconfortant. La pomme granny smith, surmontée d’une meringue, est, elle, associée au shiso, qui relève son goût, pour une fin plus en fraîcheur. Une vraie réussite.


Entièrement en inox, la cuisine ouverte détonne dans la salle en vieux bois, fraîchement rénovée. Derrière les fourneaux, casquette sur la tête, le chef n’est pas un inconnu à Champéry. A la tête du 42 durant près de quatre ans, avant de s’exiler au Pont de Brent notamment, Antoine Gonnet y a reposé ses valises et ouvert sa nouvelle table à l’été 2025. La carte est minimaliste: quatre entrées, quatre plats et autant de desserts (ou fromages). L’intitulé des plats l’est tout autant: un mot et trois précisions d’accompagnement.
Rôti, le butternut est relevé par de discrets morceaux de viande séchée et de l’Etivaz, qui apporte de la force à cette entrée. Très goûtu, le poireau manque quelque peu de peps dans son accompagnement, malgré la poutargue et la vinaigrette truffée.
En plat, le cochon proposé en trois façons (poitrine caramélisée, joue et boudin noir) est un délice aux saveurs régressives. Il est accompagné d’une purée mousseline aérienne, tout comme la volaille, fondante à souhait. Elle est sublimée par des salsifis, notamment proposés en chips sur le dessus, des noisettes et un jus court, qu’on ne peut s’empêcher de saucer. Pour terminer, le fondant au chocolat est marié au kiwi et à la menthe, peu présente, pour un dessert réconfortant. La pomme granny smith, surmontée d’une meringue, est, elle, associée au shiso, qui relève son goût, pour une fin plus en fraîcheur. Une vraie réussite.

