
Bistrot Collette
Le Mapo – institution du quartier de Chêne-Bourg – est mort, vive le Bistrot Collette. Le décor blanc colonial est toujours aussi intimiste, mais on vient ici avec l’idée rassurante d’une cuisine de bistrot, de plats de grand-mère, de recettes franches, de jus brillants et de produits familiers. On y découvre surtout une table plus subtile qu’elle n’en a l’air, où la simplicité annoncée sert de trompe-l’œil: dans l’assiette, les choses ont du goût, du relief, parfois même une vraie complexité.
Max Collette et Anh Nguyen ont manifestement trouvé le bon ton. Lui, passé par La Huchette à Carouge et chez Serge Labrosse, cuisine avec une gourmandise précise; elle orchestre la salle avec un accueil adorable, direct, souriant, sans chichi. La maison revendique une carte de saison, évolutive, entre arrivages et envies de l’équipe.
Le repas commence fort avec les cromesquis de cabillaud et moules de bouchot, piquillos et aïoli. C’est généreux, croquant, fondant, joyeusement bistrotier. Le tartare de bœuf au couteau, lui, confirme le soin apporté aux textures. Assaisonné tout en justesse, il est escorté d’un crémeux végétal de petits pois et de chips de vitelotte.
Le ris de veau, artichauts à la barigoule, rattes rôties et jus à la sarriette, affiche une cuisson remarquable: moelleux à cœur, doré et caramélisé à l’extérieur, avec un petit côté brûlé au barbecue. Autour, le jus réduit à la sarriette donne de la profondeur. Purée d’oignons, artichauts, rattes rôties et pleurotes composent un paysage terrien et savoureux.
Vraie réussite, le rouget arrive peau frite et croustillante, chair ferme, relevé par un bouillon safrané franc. Les coques donnent au plat une belle allure plus marine.
En dessert, le chocolat-cacahuète, dense, gourmand, est régressif. L’association fraise, rhubarbe, mousse cheesecake et glace au sésame noir (seule exception du fait maison, avec le pain) arrive tout en acidité, en légèreté et en fraîcheur.
Le Mapo – institution du quartier de Chêne-Bourg – est mort, vive le Bistrot Collette. Le décor blanc colonial est toujours aussi intimiste, mais on vient ici avec l’idée rassurante d’une cuisine de bistrot, de plats de grand-mère, de recettes franches, de jus brillants et de produits familiers. On y découvre surtout une table plus subtile qu’elle n’en a l’air, où la simplicité annoncée sert de trompe-l’œil: dans l’assiette, les choses ont du goût, du relief, parfois même une vraie complexité.
Max Collette et Anh Nguyen ont manifestement trouvé le bon ton. Lui, passé par La Huchette à Carouge et chez Serge Labrosse, cuisine avec une gourmandise précise; elle orchestre la salle avec un accueil adorable, direct, souriant, sans chichi. La maison revendique une carte de saison, évolutive, entre arrivages et envies de l’équipe.
Le repas commence fort avec les cromesquis de cabillaud et moules de bouchot, piquillos et aïoli. C’est généreux, croquant, fondant, joyeusement bistrotier. Le tartare de bœuf au couteau, lui, confirme le soin apporté aux textures. Assaisonné tout en justesse, il est escorté d’un crémeux végétal de petits pois et de chips de vitelotte.
Le ris de veau, artichauts à la barigoule, rattes rôties et jus à la sarriette, affiche une cuisson remarquable: moelleux à cœur, doré et caramélisé à l’extérieur, avec un petit côté brûlé au barbecue. Autour, le jus réduit à la sarriette donne de la profondeur. Purée d’oignons, artichauts, rattes rôties et pleurotes composent un paysage terrien et savoureux.
Vraie réussite, le rouget arrive peau frite et croustillante, chair ferme, relevé par un bouillon safrané franc. Les coques donnent au plat une belle allure plus marine.
En dessert, le chocolat-cacahuète, dense, gourmand, est régressif. L’association fraise, rhubarbe, mousse cheesecake et glace au sésame noir (seule exception du fait maison, avec le pain) arrive tout en acidité, en légèreté et en fraîcheur.



