
Maison Wenger
Notre «Cuisinier de l’année 2026» se porte à merveille. Les travaux d’embellissement et d’agrandissement terminés, l’historique grande table gastronomique du Jura suisse se positionne encore et toujours comme une étape incontournable pour tout collectionneur de repas d’exception. A l’actualité élégante du cadre répond un service d’une prévenance et d’une attention parfaites. C’est Anaëlle Roze, la maîtresse de maison, qui y veille avec Antoine Sicard, 33 ans, le talentueux sommelier qui semble tout droit sorti d’un film en noir et blanc, avec son exquise distinction et son humour britannique. Son parcours l’a mené de France en Australie puis au Noirmont et c’est désormais lui qui fait vivre avec passion une cave riche et exploratrice. C’est encore lui qui y puise des flacons d’exception qu’il associe avec poésie et justesse aux plats du chef et de sa brigade émérite. Du grand art.
Dans les assiettes, tout commence par des bouchées délicates et printanières: un toétché à la féra et à l’ail des ours, un malakoff à l’ail des ours, un croissant à l’ail des ours et au jambon, ainsi qu’un cromesquis à l’escargot et à l’ail des ours. Les pains sont faits sur place, les quatre beurres différents proviennent des Reussilles, une localité toute proche, et se tartinent avec des couteaux locaux signés Julien Guiraud et marqués aux armes de la maison.
Voici la gentiane du Crêt-du-Puit en vinaigrette, autour d’une magnifique création d’asperges vertes et blanches en gelée. Un dressage beau comme un bijou. Coques et couteaux arrivent en notes beurrées: une merveille! Une soupe d’orties du coin et une tartelette à la pâte divine des mêmes bivalves complètent la ronde gourmande. Puis on retrouve l’œuf en habit de morille au jaune coulant et coloré comme un sirop d’orange. Un plat qui ne déparerait pas à l’Hôtel de Ville de Crissier, où le chef a passé. Une émulsion au poivre vert nappe le tout. Ode au printemps, les gnocchetti en bouillon émulsionné de petits pois aux saveurs d’Asie répondent ensuite à un superbe traminer du Vully aux notes de kumquat, signé Christian Vessaz (Cru de l’Hôpital, Môtier). Entre plat et vin, on tutoie le divin.
L’omble en ballottine au dressage d’une précision superbe affiche une cuisson parfaite. Le ris de veau à l’aspérule odorante se pare d’une sauce totalement envoûtante. D’émerveillement en extase, on en vient presque à être un peu déçu par le pourtant remarquable et tendre agneau à la moutarde. En croûte de panure et d’herbettes, il est nappé d’une belle sauce aux alliacées. Mais le tout, remarquable, paraît soudain très traditionnel. Trop, même, dans ce contexte si créatif.
Le plateau de fromages est d’anthologie. Enfin, la crème glacée au safran et au pissenlit est mise en scène comme une fleur. Elle évoque la volupté d’un tiramisu aux noisettes et précède une cascade de bouchées tout en douceur pour prolonger un repas mémorable accompagné de vins épatants allant du chardonnay du Jura vieux de 10 ans au sherry Caberrubia Carrascal, au vieux porto et au jurançon sec. Un vrai festival.


Notre «Cuisinier de l’année 2026» se porte à merveille. Les travaux d’embellissement et d’agrandissement terminés, l’historique grande table gastronomique du Jura suisse se positionne encore et toujours comme une étape incontournable pour tout collectionneur de repas d’exception. A l’actualité élégante du cadre répond un service d’une prévenance et d’une attention parfaites. C’est Anaëlle Roze, la maîtresse de maison, qui y veille avec Antoine Sicard, 33 ans, le talentueux sommelier qui semble tout droit sorti d’un film en noir et blanc, avec son exquise distinction et son humour britannique. Son parcours l’a mené de France en Australie puis au Noirmont et c’est désormais lui qui fait vivre avec passion une cave riche et exploratrice. C’est encore lui qui y puise des flacons d’exception qu’il associe avec poésie et justesse aux plats du chef et de sa brigade émérite. Du grand art.
Dans les assiettes, tout commence par des bouchées délicates et printanières: un toétché à la féra et à l’ail des ours, un malakoff à l’ail des ours, un croissant à l’ail des ours et au jambon, ainsi qu’un cromesquis à l’escargot et à l’ail des ours. Les pains sont faits sur place, les quatre beurres différents proviennent des Reussilles, une localité toute proche, et se tartinent avec des couteaux locaux signés Julien Guiraud et marqués aux armes de la maison.
Voici la gentiane du Crêt-du-Puit en vinaigrette, autour d’une magnifique création d’asperges vertes et blanches en gelée. Un dressage beau comme un bijou. Coques et couteaux arrivent en notes beurrées: une merveille! Une soupe d’orties du coin et une tartelette à la pâte divine des mêmes bivalves complètent la ronde gourmande. Puis on retrouve l’œuf en habit de morille au jaune coulant et coloré comme un sirop d’orange. Un plat qui ne déparerait pas à l’Hôtel de Ville de Crissier, où le chef a passé. Une émulsion au poivre vert nappe le tout. Ode au printemps, les gnocchetti en bouillon émulsionné de petits pois aux saveurs d’Asie répondent ensuite à un superbe traminer du Vully aux notes de kumquat, signé Christian Vessaz (Cru de l’Hôpital, Môtier). Entre plat et vin, on tutoie le divin.
L’omble en ballottine au dressage d’une précision superbe affiche une cuisson parfaite. Le ris de veau à l’aspérule odorante se pare d’une sauce totalement envoûtante. D’émerveillement en extase, on en vient presque à être un peu déçu par le pourtant remarquable et tendre agneau à la moutarde. En croûte de panure et d’herbettes, il est nappé d’une belle sauce aux alliacées. Mais le tout, remarquable, paraît soudain très traditionnel. Trop, même, dans ce contexte si créatif.
Le plateau de fromages est d’anthologie. Enfin, la crème glacée au safran et au pissenlit est mise en scène comme une fleur. Elle évoque la volupté d’un tiramisu aux noisettes et précède une cascade de bouchées tout en douceur pour prolonger un repas mémorable accompagné de vins épatants allant du chardonnay du Jura vieux de 10 ans au sherry Caberrubia Carrascal, au vieux porto et au jurançon sec. Un vrai festival.


