
Les Montagnards
Alexandre Miquel a pris la place de Kaiichi Arimoto. Venu du nord de la France, il est passé par la Côte d’Azur avant de s’établir, début 2026, dans cet élégant restaurant qui fait face au château de Gruyères et au Moléson. Il y supervise une brasserie hautement recommandable prolongée d’une terrasse ensoleillée et, un étage plus bas, la table de prestige, Le Sommet. A midi, en semaine, il y propose un déjeuner d’affaires en plus du raffiné menu en huit temps. Pour leur donner la réplique, la carte des vins est exemplaire, avec des références exclusives comme l’Opus One ou de grandes appellations bordelaises, mais aussi des pépites helvétiques proposées à des prix très avenants. Les tables du restaurant regardent le doux paysage de la Gruyère d’un côté, la cave à vin de l’autre.
Belles comme un mini-bouquet de roses, la boule de radis côtoie une sphérification de melon et jambon Serrano. Une entrée en matière exquise à laquelle succède une amusante sucette de fromage de chèvre au miel et pop-corn.
Et voici qu’arrive l’omble à la belle cuisson, parfumé à l’oseille, dans sa sauce de blanquette. C’est très traditionnel, mais aussi très bon. Le plat suivant est luxueux: du bœuf wagyu en carpaccio, agrémenté de caviar Berry excellent et d’un condiment bergamote-parmesan. Belle association. Suit une belle langoustine aux petits pois et aux fraises de Corminbœuf. C’est délicat, sobre, simple, mais le tout manque peut-être de volupté. Et voici une belle et fine raviole à la parmigiana en émulsion de mozzarella di bufala. Elle précède le turbot aux noisettes et aux salicornes. Turbot, artichaut, noisettes et salicornes: à la cuisson parfaite du noble poisson répond un exquis beurre citronné. Un plat remarquable.
En prédessert, voici un sorbet à l’absinthe. Il couronne une mousse de chocolat blanc et des fêves fraîches: le résultat évoque un pain d’épices printanier tout en gourmandise légère. Voilà un dessert remarquable. Pour terminer, le cake revisité aux carottes et à l’abricot est boosté par la verveine d’une belle crème anglaise. Là encore, c’est original et pertinent. Tout comme le chocolat aux bourgeons de sapin qui accompagne le café. Luxe des produits, belles touches d’originalité et précision des apprêts invitent à revenir dans cette belle adresse qui en est à son troisième chef bourré de talent.


Alexandre Miquel a pris la place de Kaiichi Arimoto. Venu du nord de la France, il est passé par la Côte d’Azur avant de s’établir, début 2026, dans cet élégant restaurant qui fait face au château de Gruyères et au Moléson. Il y supervise une brasserie hautement recommandable prolongée d’une terrasse ensoleillée et, un étage plus bas, la table de prestige, Le Sommet. A midi, en semaine, il y propose un déjeuner d’affaires en plus du raffiné menu en huit temps. Pour leur donner la réplique, la carte des vins est exemplaire, avec des références exclusives comme l’Opus One ou de grandes appellations bordelaises, mais aussi des pépites helvétiques proposées à des prix très avenants. Les tables du restaurant regardent le doux paysage de la Gruyère d’un côté, la cave à vin de l’autre.
Belles comme un mini-bouquet de roses, la boule de radis côtoie une sphérification de melon et jambon Serrano. Une entrée en matière exquise à laquelle succède une amusante sucette de fromage de chèvre au miel et pop-corn.
Et voici qu’arrive l’omble à la belle cuisson, parfumé à l’oseille, dans sa sauce de blanquette. C’est très traditionnel, mais aussi très bon. Le plat suivant est luxueux: du bœuf wagyu en carpaccio, agrémenté de caviar Berry excellent et d’un condiment bergamote-parmesan. Belle association. Suit une belle langoustine aux petits pois et aux fraises de Corminbœuf. C’est délicat, sobre, simple, mais le tout manque peut-être de volupté. Et voici une belle et fine raviole à la parmigiana en émulsion de mozzarella di bufala. Elle précède le turbot aux noisettes et aux salicornes. Turbot, artichaut, noisettes et salicornes: à la cuisson parfaite du noble poisson répond un exquis beurre citronné. Un plat remarquable.
En prédessert, voici un sorbet à l’absinthe. Il couronne une mousse de chocolat blanc et des fêves fraîches: le résultat évoque un pain d’épices printanier tout en gourmandise légère. Voilà un dessert remarquable. Pour terminer, le cake revisité aux carottes et à l’abricot est boosté par la verveine d’une belle crème anglaise. Là encore, c’est original et pertinent. Tout comme le chocolat aux bourgeons de sapin qui accompagne le café. Luxe des produits, belles touches d’originalité et précision des apprêts invitent à revenir dans cette belle adresse qui en est à son troisième chef bourré de talent.


