
La Maison d'Igor
Ce restaurant sis dans la belle maison du musicien Igor Stravinsky accueille les clients dans la salle ou dans sa jolie petite véranda cosy, au plafond végétalisé. La carte saisonnière est réduite, mais appétissante, avec des entrées classiques (salade César, carpaccio de bar ou tartare de bœuf) et des plats qui piochent dans divers registres, tel le saumon laqué au miel et miso accompagné de nouilles soba ou les carottes confites et leur boulgour miel, citron et pistaches. De beaux intitulés, mais des assiettes qui pèchent par leur manque de précision et de gourmandise. Un filet de sandre au chorizo est ainsi servi avec une polenta crémeuse et un poireau grillé. L’assiette a du répondant, avec une sauce à la même charcuterie. Un peu trop peut-être, car le pauvre sandre, déjà discret avec sa cuisson vapeur et son assaisonnement minimaliste, a bien du mal à se faire entendre dans ce vacarme. Pire, l’eau qu’il suinte a vite achevé d’inonder la polenta. Dommage, car il y avait là un sympathique jeu de textures avec ce poireau bien grillé. Joliment présentée, avec un dressage moderne, la poire pochée aux épices manque cruellement de peps et le gel du même fruit n’y peut rien, pas plus que la crème à la vanille et à la fève tonka, qui achève de laisser à cette conclusion une impression de dessert de régime.


Ce restaurant sis dans la belle maison du musicien Igor Stravinsky accueille les clients dans la salle ou dans sa jolie petite véranda cosy, au plafond végétalisé. La carte saisonnière est réduite, mais appétissante, avec des entrées classiques (salade César, carpaccio de bar ou tartare de bœuf) et des plats qui piochent dans divers registres, tel le saumon laqué au miel et miso accompagné de nouilles soba ou les carottes confites et leur boulgour miel, citron et pistaches. De beaux intitulés, mais des assiettes qui pèchent par leur manque de précision et de gourmandise. Un filet de sandre au chorizo est ainsi servi avec une polenta crémeuse et un poireau grillé. L’assiette a du répondant, avec une sauce à la même charcuterie. Un peu trop peut-être, car le pauvre sandre, déjà discret avec sa cuisson vapeur et son assaisonnement minimaliste, a bien du mal à se faire entendre dans ce vacarme. Pire, l’eau qu’il suinte a vite achevé d’inonder la polenta. Dommage, car il y avait là un sympathique jeu de textures avec ce poireau bien grillé. Joliment présentée, avec un dressage moderne, la poire pochée aux épices manque cruellement de peps et le gel du même fruit n’y peut rien, pas plus que la crème à la vanille et à la fève tonka, qui achève de laisser à cette conclusion une impression de dessert de régime.

