
Hôtel de Ville
A l’étage d’une vénérable bâtisse de la vieille ville, le cadre tient à la fois de la galerie d’art et de la brasserie branchée. C’est là que, depuis près de vingt ans, l’on découvre la cuisine débridée du créatif et peu conformiste chef Kondratowicz. Son menu unique assemble des produits de saison aux identités marquées. Mais ce foisonnement finit parfois par manquer d’homogénéité et de lisibilité.
Ainsi, lors de notre dernière visite, la terrine de foie gras décevait par sa fermeté glacée et la présence de nombreux nerfs. Ni le tartare de canard aux herbes, trop énigmatique, ni le poireau vinaigrette, au registre doucereux, ne nous ont pleinement convaincus. Le dos de sandre, lui, nous a séduits par sa cuisson précise, sa belle texture et un assaisonnement idéal. Dommage toutefois que la tuile qui coiffait le tout soit arrivée brûlée et que l’étuvée d’endives, trop amère, ait déséquilibré l’ensemble. Le filet de bœuf Angus tendre et savoureux renouait avec l’excellence, grâce aussi à une épatante réduction de merlot et de miso. Mais la jardinière de légumes servie en accompagnement souffrait malheureusement d’une cuisson excessive. Après une assiette de fromages parfaitement affinés, place au dessert: un café gourmand dont chaque élément était réussi – notamment une praline aux noisettes délicieusement régressive. Oui, l’Hôtel de Ville reste une fort belle adresse. Mais 15 points paraissent plus justes dans le contexte de la ville de Fribourg et de son épatant foisonnement gastronomique.


A l’étage d’une vénérable bâtisse de la vieille ville, le cadre tient à la fois de la galerie d’art et de la brasserie branchée. C’est là que, depuis près de vingt ans, l’on découvre la cuisine débridée du créatif et peu conformiste chef Kondratowicz. Son menu unique assemble des produits de saison aux identités marquées. Mais ce foisonnement finit parfois par manquer d’homogénéité et de lisibilité.
Ainsi, lors de notre dernière visite, la terrine de foie gras décevait par sa fermeté glacée et la présence de nombreux nerfs. Ni le tartare de canard aux herbes, trop énigmatique, ni le poireau vinaigrette, au registre doucereux, ne nous ont pleinement convaincus. Le dos de sandre, lui, nous a séduits par sa cuisson précise, sa belle texture et un assaisonnement idéal. Dommage toutefois que la tuile qui coiffait le tout soit arrivée brûlée et que l’étuvée d’endives, trop amère, ait déséquilibré l’ensemble. Le filet de bœuf Angus tendre et savoureux renouait avec l’excellence, grâce aussi à une épatante réduction de merlot et de miso. Mais la jardinière de légumes servie en accompagnement souffrait malheureusement d’une cuisson excessive. Après une assiette de fromages parfaitement affinés, place au dessert: un café gourmand dont chaque élément était réussi – notamment une praline aux noisettes délicieusement régressive. Oui, l’Hôtel de Ville reste une fort belle adresse. Mais 15 points paraissent plus justes dans le contexte de la ville de Fribourg et de son épatant foisonnement gastronomique.


