
Café Paradiso
Il est des adresses qui, au premier abord, ne laissent pas imaginer de hauts lieux gastronomiques. Le Café Paradiso est de celles-ci: petite salle autour d’un comptoir, ambiance décontractée, menu inscrit sur un tableau noir façon tapas. Seuls quelques bocaux de légumes en fermentation et un choix inspiré de bouteilles trahissent l’esprit épicurien du lieu.
Le doute disparaît dès l’arrivée des assiettes: si la présentation reste sommaire, les goûts sont d’une grande justesse et la technique irréprochable. Le velouté de choucroute, surmonté d’une chantilly au lait de haddock, séduit par son harmonie et une fantaisie énergique insoupçonnée. Le tartare de bœuf est relevé d’huile de gaillet et mêlé à diverses plantes des montagnes fribourgeoises, rappelant que la cheffe s’est illustrée il y a quelques années à la Pinte des Mossettes. Le voyage culinaire fait ensuite un détour par l’Asie avec un œuf poché posé sur un kimchi dynamique et du riz gluant, totalement addictif. Il en va de même pour la très printanière caillette, spécialité ardéchoise revisitée: les épinards y sont remplacés par de la berce, des orties et de l’égopode, accompagnées d’un yaourt à l’ail des ours et de pickles d’épicéa. Le repas se conclut à la volée avec une rhubarbe confite à l’estragon, relevée par un audacieux coulis de fruits rouges au piment. Service et carte des vins marquent durablement les esprits.


Il est des adresses qui, au premier abord, ne laissent pas imaginer de hauts lieux gastronomiques. Le Café Paradiso est de celles-ci: petite salle autour d’un comptoir, ambiance décontractée, menu inscrit sur un tableau noir façon tapas. Seuls quelques bocaux de légumes en fermentation et un choix inspiré de bouteilles trahissent l’esprit épicurien du lieu.
Le doute disparaît dès l’arrivée des assiettes: si la présentation reste sommaire, les goûts sont d’une grande justesse et la technique irréprochable. Le velouté de choucroute, surmonté d’une chantilly au lait de haddock, séduit par son harmonie et une fantaisie énergique insoupçonnée. Le tartare de bœuf est relevé d’huile de gaillet et mêlé à diverses plantes des montagnes fribourgeoises, rappelant que la cheffe s’est illustrée il y a quelques années à la Pinte des Mossettes. Le voyage culinaire fait ensuite un détour par l’Asie avec un œuf poché posé sur un kimchi dynamique et du riz gluant, totalement addictif. Il en va de même pour la très printanière caillette, spécialité ardéchoise revisitée: les épinards y sont remplacés par de la berce, des orties et de l’égopode, accompagnées d’un yaourt à l’ail des ours et de pickles d’épicéa. Le repas se conclut à la volée avec une rhubarbe confite à l’estragon, relevée par un audacieux coulis de fruits rouges au piment. Service et carte des vins marquent durablement les esprits.


