
Auberge du Raisin
C’est désormais Giacomo Dal Molin qui œuvre en cuisine, depuis le départ de Vania Cebula. Il perpétue l’ADN de cette auberge patrimoniale. Sur la belle terrasse en été. Et en hiver, avec l’immense broche où rôtissent les viandes. Un concept d’un autre temps, qui demeure très réconfortant. Si les cuissons sont maîtrisées, que les produits sont de qualité, leur interprétation reste parfois minimaliste. Puis il y a ces plats à l’équilibre incertain, parfois servis trop froids. Dès l’amuse-bouche, on mâche sans fin un gnocchi frit, tiède et caoutchouteux, garni – est-ce une bonne idée? – d’une marmelade de poire.
Tièdes aussi ces Saint-Jacques pourtant snackées juste, nacrées au cœur et caramélisées. Mais que vient apporter à l’affaire ce tamara, mayonnaisé et salé à l’extrême? Idem pour cette “béchamel” de choux-fleurs. Elle rehausse heureusement des pickles… mais moins heureusement un œuf pas si parfait que ça, enveloppé dans sa bresaola de wagyu suisse.
Le foie gras, élégamment épicé au basilic et piment d'Espelette, est par contre servi presque glacé. Heureusement, les filets de perche du Léman bénéficient d’une cuisson maîtrisée. Contrairement au gratin sec proposé en accompagnement d’un tournedos Rossini à la parfaite cuisson, mais dont le jus dégage des effluves d’huile de truffe synthétisée.
Tout cela est assorti d’un service parfois très maladroit. Heureusement, la tarte au citron meringuée allie crémeux, sablé et croustillant et offre une touche de vivacité rafraîchissante pour terminer un repas qui n’en demeure pas moins décevant.


C’est désormais Giacomo Dal Molin qui œuvre en cuisine, depuis le départ de Vania Cebula. Il perpétue l’ADN de cette auberge patrimoniale. Sur la belle terrasse en été. Et en hiver, avec l’immense broche où rôtissent les viandes. Un concept d’un autre temps, qui demeure très réconfortant. Si les cuissons sont maîtrisées, que les produits sont de qualité, leur interprétation reste parfois minimaliste. Puis il y a ces plats à l’équilibre incertain, parfois servis trop froids. Dès l’amuse-bouche, on mâche sans fin un gnocchi frit, tiède et caoutchouteux, garni – est-ce une bonne idée? – d’une marmelade de poire.
Tièdes aussi ces Saint-Jacques pourtant snackées juste, nacrées au cœur et caramélisées. Mais que vient apporter à l’affaire ce tamara, mayonnaisé et salé à l’extrême? Idem pour cette “béchamel” de choux-fleurs. Elle rehausse heureusement des pickles… mais moins heureusement un œuf pas si parfait que ça, enveloppé dans sa bresaola de wagyu suisse.
Le foie gras, élégamment épicé au basilic et piment d'Espelette, est par contre servi presque glacé. Heureusement, les filets de perche du Léman bénéficient d’une cuisson maîtrisée. Contrairement au gratin sec proposé en accompagnement d’un tournedos Rossini à la parfaite cuisson, mais dont le jus dégage des effluves d’huile de truffe synthétisée.
Tout cela est assorti d’un service parfois très maladroit. Heureusement, la tarte au citron meringuée allie crémeux, sablé et croustillant et offre une touche de vivacité rafraîchissante pour terminer un repas qui n’en demeure pas moins décevant.
