
Auberge de la Cergniaulaz
Entre forêts et pâturages, à 1300 mètres, ce discret chalet cosy des hauts de Montreux fait régulièrement le plein. Désormais seule au piano, la cheffe Lisa Stucki conserve haut la main les 13 points conquis l’an dernier en duo avec Lawrence Bamberger. Sur la carte voisinent des variations rares sur des plats de brasserie ou de montagne jamais vues ailleurs: un velouté de choux de Bruxelles en croûte lardée relevée d’un bleu du Sapalet ou des röstis à l’ail des ours et au chèvre frais, par exemple.
Le menu, inauguré par une brioche maison toute chaude avec un beurre (très, trop légèrement) fumé à l’épicéa met doucement en bouche, avant l’excursion japonisante d’une savoureuse raviole au shiitaké servie dans un bouillon dashi parfumé à la bonite et à l’ail des ours fermenté. Surprenant et délectable. Suit un séduisant carpaccio de betteraves, rouge, jaune et zébrée, adouci par une crème de cajou et relevé par le croquant de miettes de cacahouète, sur un ayran de brebis. C’est frais, gai, coloré, légèrement canaille et plaisant pour les cinq sens. Le sorbet au citron de Sicile simple, chapeauté de cédrat confit, remet les papilles en place.
Au filet de bœuf, si répandu, nous avons préféré l’introuvable cocotte de lapin au vin rouge. Une authentique recette de grand-mère, rustique, franche et goûteuse, plat signature de l’auberge depuis trois générations paraît-il. Elle joue avec une douce et exquise polenta blanche crémée aux fromages régionaux. Le dessert, un baba à l’absinthe accompagné d’une tuile de sirop d’érable et piment, finit sur une note d’une douce amertume.
L’accueil et le service sont charmants et enjoués, parfaitement au fait du contenu des assiettes. Une jolie carte des vins centrée sur la Romandie met un accent aigu sur les vigneronnes du pays, qui s’illustrent par des crus remarquables, que la patronne marie fort bien avec les plats.
Entre forêts et pâturages, à 1300 mètres, ce discret chalet cosy des hauts de Montreux fait régulièrement le plein. Désormais seule au piano, la cheffe Lisa Stucki conserve haut la main les 13 points conquis l’an dernier en duo avec Lawrence Bamberger. Sur la carte voisinent des variations rares sur des plats de brasserie ou de montagne jamais vues ailleurs: un velouté de choux de Bruxelles en croûte lardée relevée d’un bleu du Sapalet ou des röstis à l’ail des ours et au chèvre frais, par exemple.
Le menu, inauguré par une brioche maison toute chaude avec un beurre (très, trop légèrement) fumé à l’épicéa met doucement en bouche, avant l’excursion japonisante d’une savoureuse raviole au shiitaké servie dans un bouillon dashi parfumé à la bonite et à l’ail des ours fermenté. Surprenant et délectable. Suit un séduisant carpaccio de betteraves, rouge, jaune et zébrée, adouci par une crème de cajou et relevé par le croquant de miettes de cacahouète, sur un ayran de brebis. C’est frais, gai, coloré, légèrement canaille et plaisant pour les cinq sens. Le sorbet au citron de Sicile simple, chapeauté de cédrat confit, remet les papilles en place.
Au filet de bœuf, si répandu, nous avons préféré l’introuvable cocotte de lapin au vin rouge. Une authentique recette de grand-mère, rustique, franche et goûteuse, plat signature de l’auberge depuis trois générations paraît-il. Elle joue avec une douce et exquise polenta blanche crémée aux fromages régionaux. Le dessert, un baba à l’absinthe accompagné d’une tuile de sirop d’érable et piment, finit sur une note d’une douce amertume.
L’accueil et le service sont charmants et enjoués, parfaitement au fait du contenu des assiettes. Une jolie carte des vins centrée sur la Romandie met un accent aigu sur les vigneronnes du pays, qui s’illustrent par des crus remarquables, que la patronne marie fort bien avec les plats.


