Pierre Keller
Le bar

Au Japon, le chasselas devient vin culte

Pierre Keller vient de nommer un 3e commandeur des vins vaudois à Tokyo: le compositeur Akira Senju.

par Knut Schwander | 22 novembre 2018

Photos: Anoush Abrar

Réussite. Les voyages de Pierre Keller et de l’Office des vins vaudois en Asie portent leurs fruits. Pendant l’ère Keller, les exportations de vins vaudois vers la Chine et le Japon se sont démultipliées. Au Pays du Soleil levant tout particulièrement, avec près de 20 000 bouteilles par an. Le chasselas helvétique y devient carrément culte. La preuve, à Tokyo, deuxième étape du récent voyage de l’OVV en Chine et au Japon: Club Concierge, une société très sélecte de services pour hyper-riches, n’hésite pas à en vendre à ses membres pour 80 francs la bouteille. Et ça marche.

Japon OVV
Des dizaines de sommeliers, restaurateurs et importateurs de vins japonais ont apprécié les vins vaudois.

Prestige. Pour maintenir et renforcer la tendance, Pierre Keller vient de nommer un quatrième commandeur des vins vaudois asiatique: Akira Senju, chef d’orchestre et compositeur japonais qui est aussi collectionneur de grands crus et qui apprécie le vin vaudois. C’est dans le cadre du sélect centre de séminaires et de banquets Happo-en Garden, une oasis de verdure en plein Tokyo, que la cérémonie a eu lieu sur fond d’une pompeuse musique et des crépitements des flashs.

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Les trois Commandeurs des Vins Vaudois japonais réunis: au centre, Akira Senju, le dernier nominé.

Tactique. Mais à quoi peut bien servir un titre honorifique distribué à l’autre bout du monde? Comme George Clooney pour Nespresso ou Roger Federer pour Barilla, ces personnalités deviennent des ambassadeurs de la marque vins vaudois. Et sur des marchés où les critères de choix des vins ne sont pas toujours les mêmes qu’en Suisse, les têtes d’affiche sont particulièrement importantes. En effet, si au Japon le chasselas séduit parce qu’il s’accorde à la cuisine locale, en Chine, c’est le vin rouge qui plaît, pas prioritairement pour sa qualité, mais «parce que c’est la couleur de la fortune», explique un sommelier chinois.

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