Texte: Knut Schwander

Entre Londres et Vétroz. Tout a commencé quand un ami lui a fait goûter un gin suisse qu’il trouvait particulièrement bon. Anouck Dann, elle, l’a trouvé imparfait. Alors elle a décidé de se lancer et d’en élaborer un par elle-même. Il faut dire que la jeune femme est fille et petite fille de «vingnerons du samedi» et qu’elle s’est formée à l’oenologie, à la viticulture et à la sommellerie en Grande Bretagne. Depuis son retour en Suisse, elle travaille aux Celliers de Vétroz. C’est en parallèle avec cette activité qu’elle s’est lancée. Et voilà que son gin signature est prêt, il s’appelle le Gin d’Ei («ici» en patois). Et il est vraiment très bon.

 

La preuve par la médaille: c’est en allant à ProWein, une importante foire de vins, à Düsseldorf, en Allemagne, qu’elle l’a fait déguster. Plusieurs voix lui ont alors susurré qu’elle devrait le présenter en concours. Ni une, ni deux, elle l’a fait. Et le gin des Celliers de Vétroz a remporté le bronze au World gin award! Il faut dire que la première «cuvée» a du caractère. Cardamome, coriandre et ortie font partie des ingrédients. Tout comme les agrumes. Et le résultat est bon comme un cocktail. «Je le distille chez Morand, où mes grands-parents allaient déjà distiller leurs abricots». Le genièvre, lui, vient de Macédoine. «J’ai encore ajouté un peu de racine d’iris, dévoile la jeune femme. Cet ingrédient est très utilisé en parfumerie et aide à la conservation».

 

Un gin plébiscité par les chefs. Anouk Dann a présenté son gin à plusieurs chefs en Valais et dans le canton de Vaud. Franck Reynaud à l’Hostellerie du Pas de l’Ours à Crans (18/20) a aimé et Benjamin Vuigner du Coq en Pâte à Sion (13/20) ont tout de suite croché. Mais le Gin d’Ei se trouve aussi à la Brasserie de Montbenon à Lausanne, au Miroir d’Argentine à Solalex (13/20), au Refuge du Lac à Derborence et au restaurant La Laiterie à Arbaz. 

 

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