Les nouvelles restrictions viennent d’être annoncées, que représentent-elles pour le groupement des Grandes Tables de Suisse?

La majorité de nos membres sont propriétaires de leur maison depuis longtemps, ce qui leur assure une certaine stabilité, confortée par un été positif. De plus, il s’agit surtout de maisons intimistes qui n’accueillent pas de grands séminaires. Cela dit, la situation va sans doute se compliquer à l’approche des Fêtes.

 

Pourquoi particulièrement à l’approche des Fêtes?

Parce que plus on avance dans le calendrier, plus le nombre de grandes tablées est grand. Déjà cette semaine, plus d’un tiers des tables de l’Ermitage dépassent quatre convives, le maximum autorisé dorénavant. Nous allons bien entendu leur proposer des solutions, comme les répartir sur deux tables voisines, par exemple. Mais il est difficile de savoir comment nos clients vont réagir.

 

Quel soutien apportez-vous aux membres des Grandes Tables?

Les restrictions qui viennent d’être annoncées sont fédérales, or nos membres sont répartis dans toute la Suisse, avec des contraintes parfois variables et des besoins différents. Entre Vaud et le Valais, les règles changent. Impossible donc de trouver des réponses uniformes qui servent tous les membres. Cela dit, nous avons la chance de pouvoir échanger des informations, afin de devancer certaines situations et, surtout, de nous rassurer mutuellement.

Assemblée générale des Grandes Tables de Suisse du 31 août 2020. Fribourg aout 2020. ©Nicolas Righetti/Lundi13.ch

Les nouveaux membres des Grandes Tables, soutenus par leur président Guy Ravet.

Avec quel type d’informations, par exemple?

Il peut s’agir d’apparents détails, mais qui ont toute leur importance dans nos métiers: peut-on vraiment laisser les clients se débrouiller avec leur vestiaire? C’est la loi, bien sûr, mais il est rassurant de savoir que tout le monde se conforme à cette règle. De même qu’il est important de savoir que si toute la brigade porte le masque, en cas de suspicion de Covid-19 chez l’un des collaborateurs, nous ne sommes pas immédiatement tenus de fermer.

 

Certains membres des Grandes Tables sont-ils particulièrement touchés?

Oui. L’un d’eux, par exemple, testé positif, a été contraint de fermer son restaurant. Et plusieurs autres sont dans l’expectative. Mais nous sommes tous confrontés aux annulations pour cause de quarantaine de clients qui ne peuvent pas venir.

 

Comment envisagez-vous la fin de l’année?

Je reste positif. Les plus inventifs d’entre nous s’en tireront le mieux. Suivant l’évolution de la situation, la fin de l’année nous incitera peut-être à nous réinventer, comme lors du semi-confinement, avec des repas à l’emporter ou avec des systèmes de bons valables chez nos membres. Quoi qu’il en soit, ne perdons pas de vue qu’il y a des gens bien plus touchés que nous et restons sereins.

 

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