Nouveau projet. Gilles Varone est un excellent ambassadeur de Savièse. C’est lui qui a inscrit sa commune d’origine sur la carte gastronomique de la Suisse, avec passion et talent. «Découverte de l’année» en 2023, il a ensuite gagné deux points d’un coup en 2025 dans son restaurant signature, moderne et élégant: de quoi attirer les épicuriens qui viennent de loin. Et voilà qu’il remet le couvert avec un bistrot bar à vins. Où? A Savièse, évidemment!

Le bistrot se situe en face du restaurant gastronomique de Gilles Varone.
Bistrot 2.0. Il s’appelle Ij’ami (les amis en patois saviésan) et il se situe en face du restaurant gastronomique, de l’autre côté d’une cour-terrasse abritée du vent. Une stratégie pour offrir une alternative à tous ceux qui n’obtiennent pas de place côté table signature (il y a jusqu’à trois mois d’attente)? «C’est surtout pour faire vivre l’esprit du village. À l’époque, il y avait plusieurs cafés. Alors qu’aujourd’hui, on compte surtout les fermetures. Avec ce bar à vin et bistrot 2.0, mon idée est de permettre aux gens de se retrouver en toute simplicité et de partager un verre ou une assiette sans réserver. C’est aussi une manière de soutenir les viticulteurs dont beaucoup sont à la peine».

Le chef Evan Vecchio, lui aussi un enfant de Savièse.

Carpaccio de daurade, une entrée estivale parfaite pour affronter la canicule.
Convivial et fait maison. Dans ce bel espace moderne, on sert des plats de saison avec des ingrédients sourcés chez les producteurs de la région. «Des mets classiques de bistrot parisien», décrit le chef. Ainsi, le pâté en croûte fait maison, comme tout ce qui est proposé, l’estival carpaccio de daurade, le tartare de bœuf, la raviole géante ou le steak au poivre. Le tout mijoté par l’équipe de cuisine dirigée par le chef Evan Vecchio, un autre Saviésan qui s’était expatrié, notamment au Bon Georges à Paris, dans le IXe arrondissement. Et les prix? «Ils doivent rester abordables. La salade est à 10 francs, la côte de bœuf à 60 francs», les autres plats se situent entre les deux.

La côte de bœuf? 60 francs, assure Gilles Varone.

Classique et tellement réconfortant, le paris-brest.
Vins abordables. Pour les accompagner, la carte des vins a été soigneusement conçue par le sommelier et chef de salle, Florian Panloup, qui travaille depuis un an et demi au restaurant Gilles Varone, après être passé au Bella Tola à St-Luc. Sa carte met à l’honneur les crus valaisans d’abord, mais également des vins issus des diverses régions viticoles de la Suisse. Au chapitre des pépites, on y trouve des crus griffés Les Landions (NE), Bachtobel (TG), Zundel (TI) ou Obrecht (GR) avec des prix qui commencent à 30 francs. Alors, on parie que les 40 places de ce bistrot seront rapidement prises d’assaut. Le chef, en tous les cas, est ravi de cette ouverture: «Ça me réjouit, je suis très content de cette nouvelle adresse ouverte à tous, avec le cœur».
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