Trio gagnant. Un peu moins de deux ans après la création de Coin Coin et l'obtention d’un prometteur 12/20, son très discret chef, Valentin Pouzet, est parti voguer vers d’autres horizons. Pour lui succéder dans la minuscule cuisine de ce charmant bistrot de quartier, la maison a misé sur un trio. Aux fourneaux, on retrouve d’abord Gaspard Dufour (au centre sur la grande photo ci-dessus), qui, après plusieurs expériences dans des gastropubs, ou pubs gastronomiques, réputés de Londres, a participé à l’ouverture d’Ottolenghi au Mandarin Oriental Geneva (14/20). Chez Coin Coin, il est secondé par le Genevois Philippe Echeverria (à gauche sur la photo), passé notamment au Café de la Réunion (14/20), à la Chaumière (16/20) ou encore au Café des Banques (16/20). L’ensemble est orchestré par Victoria Crozet (à droite sur la photo). Enfant du pays, cette cheffe, reconvertie à la cuisine en 2021, a fait ses armes dans plusieurs adresses bistronomiques parisiennes avant d’exercer comme cheffe privée.

Coin Coin

Chez Coin Coin, au cœur du quartier des Bains.

Joli bistrot. L'ambition de cette dream team? Une cuisine bien faite et ouverte à tous, travaillée au gré des envies et des saisons. Au petit menu du midi, on savoure les asperges, les dernières de la saison, relevées d’un délicat sabayon au sureau, accompagnées d’un croustillant de pain. Pour une entrée en matière toute en fraîcheur, le crudo de maigre s’impose. Le poisson blanc, finement coupé, est ici marié à des rondelles de radis bière croquantes et à des zestes de citron vert qui réveillent parfaitement cette assiette. C'est succulent! Du côté des plats, le cabillaud (grande photo à droite) est remarquable. Généreux et gourmand, on le retrouve, parfaitement cuit, accompagné d'une purée fondante d’artichauts et de pommes grenailles. Le tout est nappé d’un beurre au citron confit bien enveloppant.

Coin Coin

Les dernières asperges de l'année sont une parfaite entrée façon Coin Coin nouveau.

Coin Coin

Le maquereau à la flamme et son beurre blanc à l'estragon.

Coin Coin

Chez Coin Coin, la carte ne cesse de réserver des surprises.

Cuisine libre. Ici, les chefs veulent une carte évolutive: «Elle changera au moins une fois par mois, indique Victoria, mais également au gré des envies et des arrivages». Difficile alors de désigner un plat signature, car Gaspard et Philippe revendiquent une cuisine de néo-bistrot affranchie, instinctive, pensée avec gourmandise et sans volonté de clivage. «On a envie d'un bistrot de quartier qui se veut aussi raisonnable en prix», précise Victoria. Parmi les assiettes du moment à ne pas manquer, la jeune femme nous conseille cependant le maquereau à la flamme avec son beurre blanc fumé à l’estragon, suggéré parmi les entrées de la carte du soir: une raison supplémentaire de revenir! L’adresse, qui fait aussi café, permet de profiter d’une petite restauration soignée en dehors des heures de service.

Coin Coin

Le crudo de maigre, colrave, huile d’herbes.

Coin Coin

Dès début juillet, Coin Coin passe à l'heure d'été avec son pop-up estival «Coin Coin-sur-mer».

Coin Coin

Petit chou farci, bouillon gingembre et coriandre.

Genève-sur-Mer. Enfin, dès début juillet, Coin Coin passe à l’heure d’été avec une carte aux accents marins, sobrement baptisée «Coin Coin sur mer». Après «La Criée» de l’an dernier, le bistrot renoue avec son concept estival à travers une série de suggestions iodées qui sentent bon les vacances. Au programme, des pièces de poisson de ligne à partager, grillées au barbecue et accompagnées d’un bon beurre blanc fumé, d’une sauce chimichurri ou encore d’une flamboyante sauce ajvar. Autre nouveauté, Coin Coin sur mer proposera un bar à crudo, avec une découpe minute, à personnaliser selon les envies de chacun: façon ceviche, avec du leche de tigre, en sashimi pourquoi pas, avec un zeste de citron ou encore un soupçon d’huile d’olive. 

 

Coin Coin à Genève

 

Photos: Coin Coin, Nouhad Monpays