village people. Le carillon de l'église résonne sur la charmante place du village, alors que se tient le petit marché du village. Avec sa belle terrasse arborée offrant une vue imprenable sur le Salève, son ouverture en continu et sa place de jeux qui attire les enfants, l'Auberge de Confignon fait souffler un esprit villageois. «Nous voulons redonner à ce lieu son rôle d’auberge communale et participer pleinement à la vie locale», explique Joanna Collet, la directrice du restaurant.

 

«Simple, mais qualitatif.» Après un concept semi-gastronomique aux accents transalpins, l'adresse s’offre depuis début mai une nouvelle jeunesse, dans un style davantage ancré dans le terroir local. Matteo Gassmann, l’un des trois associés à la tête de l’établissement, précise: «Nous proposons une gastronomie lisible, locale, simple sans être simpliste, et qui doit rester accessible, mais qualitative». 

Auberge de Confignon

Le pâté en croûte, pickles et salade croquante.

Auberge de Confignon

Antrix Esperanzate, le chef de l'Auberge de Confignon.

Auberge de Confignon

Saucisse purée maison, un plat du menu de saison.

Néobistrot. Aux fourneaux, c’est Antrix Esperanzate qui s’active dans sa vaste cuisine, accompagné de son second. Les deux cuisiniers se sont rencontrés à Smok'Ed, adresse de barbecue genevoise. Antrix Esperanzate s'est formé au Grand Hôtel Kempinski mais aussi dans les cuisines du Marriott. Pour son premier poste en tant que chef, celui-ci pose à Confignon une signature bistrotière autour d’assiettes généreuses, attachées à un terroir local. Réconfortants et sans chichi, ses plats donnent dans la tradition remise au goût du jour, du classique, presque rustique, avec des accents néobistrotiers plus contemporains.

Auberge de Confignon

L'élégant plat du jour proposé à 25 francs.

Hors d'œuvre costauds. Sylvain, l’aimable serveur, fait joyeusement l’article du menu. Va pour un classique poireau mimosa, agrémenté d’œufs de la ferme du Lignon et généreusement surmonté d’un vivifiant sabayon au vin blanc. Plaisante, l'assiette se révèle copieuse, presque trop. Même constat pour cette truite croustillante, dont la peau soufflée, joliment croquante, et la sauce d’agrumes en font une entrée qui pourrait presque faire office de plat, tant elle est généreuse.

 

Franche Gourmandise. Guère moins gourmande, la saucisse aux graines de fenouil: «Ce n’est pas une longeole, précise le serveur, mais une saucisse maison tout de même: mon plat favori». Son goût fermier, franc et puissant, fonctionne à merveille. Celle-ci est bien sûr servie avec son incontournable compagnon: une purée maison. Dans un autre style, le cordon bleu, que le chef fait justement dorer à la poêle en l’arrosant de beurre, fait particulièrement envie… Mais, pour plus de légèreté, en ce temps estival, on se laisse séduire par l’omble chevalier, un plat du jour à 25 francs, qui affiche une bien belle allure. Une assiette fort plaisante, relevée par ce kick d’agrumes, encore, ainsi que par quelques petits artichauts tournés, fondants. Pour équilibrer l’ensemble, le chef ajoute des touches de purée d’épinards, dont la pointe d’amertume, subtilement dosée, vient condimenter le plat: on aime beaucoup.

 

L'Auberge de Confignon

 

Photos: PAW!, Nouhad Monpays