Conseillé par Benoît Carcenat. À l’heure qu’il est, Kaiishi Arimoto devrait déjà être aux fourneaux du Cheval Blanc, à Bulle. Le projet est magnifique. La nouvelle cuisine que le chef a d’ailleurs dessinée lui-même est prometteuse: «Les appareils Menu System m’ont été conseillés par Benoît Carcenat, les postes de travail en inox sont étincelants et je me réjouis de travailler avec cet outil tout neuf!». Mais pour l’instant, le talentueux cuisinier fribourgeois est condamné à rester dans les starting blocks.

 

Carrière fulgurante. La façade est repeinte. Les terrasses rénovées. Les passants se disent qu’il n’y a plus qu’à allumer la lumière, ouvrir les parasols et prendre les commandes. Rien de tout cela: «D’abord, le projet a évolué, ce qui induit des retards. Puis, il y a les délais de livraison de certains appareils qui sont beaucoup plus longs que ce qu’on avait calculé. Enfin, on a eu des surprises, notamment du côté de l’installation électrique…», regrette Kaiishi Arimoto, obligé de renoncer à inaugurer son nouveau restaurant pour l’été. Pas évident pour un homme dont la carrière fulgurante indique qu’il aime aller de l’avant: le GaultMillau l’avait découvert à Romont en 2022, puis, juste deux ans plus tard à Broc, où il a atteint 17 points au Sommet en un rien de temps. Mais cette fois, il est condamné à faire une pause.

 

Ouvrir le plus vite que possible. Formé chez Pierrick Suter, Pierrot Ayer, puis Peter Knogl, Kaiishi Arimoto avait déjà développé une curiosité pour les cuisnes du monde quand il était petit. De père japonais et de mère taïwanaise, il a vécu à Fribourg depuis l’âge de deux ans: «En famille, on a toujours fait de bonnes tables. Et puis, mes grands-parents avaient un barbecue mongol à Belfaux». Fort de cet héritage multiple et ouvert, son nouveau Cheval Blanc se veut donc convivial, avec des plats à partager au rez-de-chaussée, mais également pointu, avec un restaurant signature au premier: «Vaisselle, mobilier, éclairage, tout est choisi. Le nouvel objectif est d’ouvrir à la rentrée, en tous les cas d’être prêts pour la chasse!». En attendant, le chef surveillera l’avance du chantier tout en profitant de sa famille (il a deux enfants, de 2 ans et demi et de 6 mois). En vacances? «Oui, mais pas trop loin, précise le chef. En Espagne, peut-être… c’est là que se trouvent les restaurants qui m’inspirent le plus». Cuisinier un jour, cuisinier toujours!


Le Cheval Blanc à Bulle