Kaiten revisité. Groupe français qui possède déjà plus d’une dizaine de restaurants, Matsuri vient d’ouvrir sa première succursale en Suisse. Plus précisément à Genève. Le restaurant du quartier des Eaux-Vives décline une version pop, moderne et ludique du kaiten, le célèbre «sushi train», a été conçu par l’architecte genevoise Cécile Morel. La spacieuse arcade, à l’ambiance kawaii et aux coloris poudrés, arbore une allure de wagon rétro et s’articule autour de quatre espaces. À l'entrée, on découvre le confortable Matsu Café, où l’on peut déguster des lattes colorés et des pâtisseries d’inspiration japonaise, et le premier Matsu Bar du groupe qui sert aussi d’espace d'accueil au restaurant. On peut s’y installer pour siroter l’un des cocktails créatifs du menu et grignoter quelques-unes des spécialités préparées sous les yeux des clients: des onigiri, des hand rolls, mais aussi des tacos nori croustillants. Viennent ensuite la salle du restaurant, qui serpente autour du tapis roulant bien garni, puis une salle de jeux où trônent des bornes d’arcades rétro.

Ludique autant que gourmand: le sushi train de Matsuri permet de choisir ses plats à la volée.

Matsuri joue indéniablement sur l'esprit kawaï pour séduire les familles.
À chaque couleur son prix. Pour les tarifs, rien de plus simple: à chaque assiette sa couleur et son prix, de 4 francs pour les bleues à 10,50 francs pour les grises. Des montants raisonnables au regard de l’offre proposée. Des sashimis, des sushis flambés, des rolls arc-en-ciel, des gyozas ainsi que des brochettes en tout genre et des petites salades sont de la partie. Plus originaux, une sélection de sandwiches façon sando et de tacos nori charmeront les plus jeunes et les plus audacieux. Les becs sucrés peuvent eux se régaler grâce à quelques créations réjouissantes: un moelleux fondant au chocolat, un tiramisu au matcha, des cookies rondelets, un cheesecake japonais, aussi décliné dans la version basque, ou encore d’incontournables mochis glacés.

Un hand roll, ici au thon et sésame, sur une base de feuille de laitue et lové dans une algue nori craquante. Il est sont sur commande et au Matsu Bar.
Pescarouge x Matsuri. Derrière cette première franchise genevoise, on retrouve des figures connues: les poissonniers carougeois Anaïs et David Comerro. Déjà à la tête de Pesca Rouge, le couple opère ici un virage vers la restauration: «Finalement, entre vendre du poisson et cuisiner ce poisson, il n’y a qu’un pas», explique Anaïs, rieuse, alors qu’elle se faufile entre les tables pour faire passer des plateaux garnis de brochettes de poisson et de poulet aux clients attablés. Nul doute que ce couple de passionnés relèvera avec brio ce nouveau pari. D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé: à peine sept jours après son ouverture officielle, et dès 19h30 un soir de semaine, le nouveau restaurant, qui ne prend pas de réservations, affiche déjà complet. À l’entrée de l’établissement, une dizaine de clients attendent patiemment leur tour. Bonne nouvelle: le couple songe déjà à ouvrir un second Matsuri, du côté de Carouge cette fois.
Photos: Matsuri Genève, Clémence Sahuc.

