Coup dur. Tentez de faire une réservation au restaurant O’Terroirs sur le site de l’hôtel Beau-Rivage, à Neuchâtel: vous serez automatiquement redirigé sur la brasserie, La Véranda. Très récemment, du jour au lendemain, Michael Lavoisier, le chef, s’est en effet vu signifier que le restaurant gastronomique, c’est fini. «On était justement en train de préparer la nouvelle carte. Pour moi et pour ma brigade, c’est une très grande déception», avoue ce jeune cuisinier prometteur venu de Nîmes. Depuis quatre ans, il s’est investi corps et âme pour replacer le restaurant de l’Hôtel Beau-Rivage sur la carte des tables qui comptent. Et il y est parvenu, en obtenant 15 points dans le guide GaultMillau édition 2026. Le voilà coupé net dans ses ambitions.
Choix irrévocable. «Il va de soi que, dès l’instant où nous disposons des équipes compétentes, nous honorons toutes les réservations et les événements déjà enregistrés. Mais nous ne prenons plus de nouvelles réservations pour le restaurant gastronomique», précise Delfim Santos, le directeur du cinq étoiles neuchâtelois. Il regrette lui aussi de voir anéantis quatre ans d’efforts conjoints avec son chef: «Des travaux conséquents ont été effectués et nous étions sur la voie ascendante. J’ai tenté d’infléchir la décision du conseil d’administration. Mais le choix de tourner la page du restaurant gastronomique était irrévocable». Un signe annonciateur d’autres mesures à venir pour ce membre du prestigieux groupement des Relais&Châteaux?
Un palace de moins? D’insistants bruits de couloir - que la direction se refuse à commenter - sussurrent que d’autres changements seraient en mouvement. Le conseil d’administration envisagerait en effet de prochainement repositionner tout l’établissement du bord du lac. Celui-ci perdrait au passage une, voire deux étoiles. Coup dur pour l’hôtellerie neuchâteloise dont le Beau-Rivage est l’un des fleurons historiques.
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