Nouvelle vie. Ce bistrot, l’un des plus vieux de Carouge, était jusqu’ici emmené par son incontournable patron, Stéphane Raynaud, aujourd’hui disparu. Il vient de rouvrir ses portes, avec à sa tête Romain Desvenain. Ce disciple de Michel Guérard (Eugénie-les-Bains FR, trois étoiles Michelin) fut sept ans chef du Boléro aux côtés de Serge Labrosse (Versoix, 14/20), avant de voler de ses propres ailes à Carouge. «Ambitieux mais pas prétentieux», précise-t-il, Romain veut avant tout faire ses preuves avec comme «unique but de plaire aux clients». Néanmoins, pour le renouveau du Lion d’Or, il voit grand, en plus des deux salles du restaurant, de la cour intérieure, il y aussi la table du chef - table privative et exclusive face à la cuisine -, ou encore salle voutée du sous-sol à découvrir. Romain est accompagné dans l'aventure par une jolie brigade, son second Wilfried Maubert, était jusqu’alors sous-chef à La Réserve Paris (Le Gabriel, Jérôme Banctel, 17,5/20).

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La raviole au cèpes du Bistrot du Lion d'Or.

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Les œufs de Genève aux champignons, topinambours et salsifis japonais à se partager.

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Les excellents minis-malakoffs à la courge butternut et à la cardamome du chef, ou encore pour les petits croque-monsieurs au Brillat-savarin-truffé.

Cuisine d’antan. «La cuisine de bistrot est dans mon ADN, même si j’ai longtemps travaillé dans les restaurants étoilés, je veux respecter l’esprit de ce lieu. C’est ce que j’aime faire!», indique le chef. Et ça se ressent dans l’assiette! Romain réussit aussi à apporter de la délicatesse et un twist de modernité à sa cuisine soignée de bistrot: son pot-au-feu signature s'enrichit de truffes et de petits légumes oubliés. Engagé sur un approvisionnement local, il surprend aussi en utlisant - avec parcimonie - quelques produits insolites: du citron noir d’Iran (brulé sous le sable) de chez Monsieur Eddy (à Montreux, un producteur qui fournit beaucoup de grands chefs), du sérac de la Gruyère, peu commun, ou encore la reine-des-prés, cueillis par ses soins, pour en faire une glace de dessert.

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 Le pithiviers de colvert au foie gras, jus acidulé de betterave à la technique et aux saveurs impeccables remporte tous les suffrages sur la carte de la chasse.

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L'un des jolis desserts de la carte: la brioche perdue aux noisettes du Piémont et au gianduja.

Gourmandises. Avant la carte classique entrées-plats-desserts, Romain propose des bouchées à partager. On débute avec les œufs de Genève aux champignons, topinambours et salsifis japonais: merveilleux, avec leurs mouillettes de pain saisies au beurre. Il en va de même pour les minis-malakoffs à la courge butternut et à la cardamome, ou encore pour les petits croque-monsieurs au Brillat-savarin-truffé. Pour les entrées, le choix s’avère difficile entre la tarte aux poireaux ou ravioles de cèpes et leur bouillon goûteux. En plat, le pithiviers de colvert au foie gras et son jus acidulé de betterave à la technique et aux saveurs impeccables remporte tous les suffrages. Enfin, pour le dessert, alors que le riz au lait du menu du jour semble très tentant, c’est finalement l’excellente et réconfortante brioche perdue aux noisettes du Piémont et au gianduja qui clôture un repas rondement mené.

 

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Bistrot du Lion d’Or

Rue Ancienne 53

1227 Carouge

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Horaires:

Du mardi au samedi: 12h - 14h, 19h - 22h