Photos: Florence Shih

Maison marocaine. Le «Kas Bar» fait référence au mot «kasbah» (maison marocaine) car ici on mange authentique, comme au Maroc, mais dans des assiettes plus travaillées (n’espérez pas voir votre tajine arriver sous le fameux plat conique berbère). Morad El Hajjaji, le gérant, qui a notamment exercé au Mandarin Oriental et qui possède l’Inda Bar (juste à côté), tient à ce que ce le Kas Bar reste un petit établissement (60 couverts) mais qu’il fonctionne comme un grand hôtel.

gmch kas bar salle a manger

Une des parties de la salle à manger, toute douce de velours vert.

gmch kas bar fresque

L'autre partie de la salle à manger, avec une fresque qui rappelle le style moucharabieh

Trio d’ambiance. Décorations et touches musicales vous guideront dans trois ambiances différentes: une partie dédiée à l’apéro avec des tapis berbères au mur, une partie 100% bar avec des tabourets colorés du Maroc et finalement la salle à manger, plus contemporaine, aux fresques rappelant l’architecture arabe avec ses moucharabieh et du velours vert.

gmch kas bar berbere

Une première pièce décorée de tapis berbères.

gmch kas bar green bar

Le bar, également décoré avec du mobilier marocain.

Dans les cuisines, une brigade qui porte le Maroc dans son cœur, et une cheffe, Laeticia Fajardo, aux origines marocaines et espagnoles et qui a exercé à l’Oustau de Baumanière (doublement étoilé). La cuisine marocaine résulte d’un grand mélange d’influences diverses: berbère, arabe, asiatique, anglaise… et cela se ressent au fil des plats. Plats que les serveurs vous conseilleront de partager. «Prendre plusieurs plats à partager, c’est la promesse que le voyage n’en sera que plus grand» affirme la cheffe.

Sur la table, les assiettes arrivent tout en couleurs et en senteurs orientales. Les plats sont présentés sur de belles céramiques, comme ces betteraves à la mode Safia, ville connue pour son huile d’argan. Elles sont délicatement présentées en un doux carpaccio relevé par des baies roses de Madagascar. Puis, on se tourne vers le taktouka de tomates et poivrons et son délicieux pistou de coriandre. Ensuite, on croque dans un des cromesquis à la tangéroise sans oublier de le happer du houmous avocat-cresson qui le côtoie. La pastilla traditionnelle à la volaille chapeautée d’une tuile bien croustillante nous fait de l’œil. Seul plat difficile à partager, elle n’en reste pas moins alléchante. N’oublions pas le zaalouk, ce caviar d’aubergines fumées présenté dans l’aubergine elle-même, qui n’a presque pas le temps d’être photographié tellement elle a de succès autour de la table. Avant d’attaquer les tajines, on déguste un roll de carottes à la façon Chermoula, qui mélange carottes cuites et crues. Les tajines? Elles se déclinent à la volaille au citron confit et olives (un peu sèche), à la souris d’agneau au ras-el-hanout (mélange de 20 épices!), aux gambas au paprika et ail (petite portion, que le plus rapide se régale) et à la daurade en écailles de pomme de terre (d’une beauté exquise) servie avec son fenouil grillé.  Une diversité enthousiasmante!

gmch kas bar tajine souris agneau

Tajine de souris d'agneau au ras-el-hanout (mélange d'épices)

gmch kas bar tajine poisson

Daurade en écailles de pomme de terre et fenouil grillé

Final. En touche sucrée, le carpaccio d’orange, parfumé à la fleur d’oranger avec un exotique sorbet cactus-citron vert arrive avec à ses côtés un crumble de poire revisité et sa glace à la cannelle. Enfin, une crème brûlée dévoile une succulente saveur de thé marocain.

gmch kas bar crumble poire

Crumble de poire et glace à la cannelle

Au bar. Morad El Hajjaji sait dénicher les perles. En témoignent son choix de cheffe, mais aussi de barman. Bastien Bonnefoy (ancien du Bottle de Genève) gère les deux bars du Kas Bar et de l’Inda Bar. Pour lui, aucun doute: «La tendance 2018 revient à des ingrédients connus mais un peu oubliés: pisco, saké et tête de mule!». Et c’est parti pour un «Bab Eaux-Vives» à la vodka polonaise, passion et vanille, un «Perpette les Olivettes» au pisco infusé à l’olive, citron, amande et roquette. Et finalement, un «Tête de mule» relevé aux saveurs du gingembre. Petit détail qui fait la différence: les pailles en amidon plutôt qu’en plastique. Tout cela a un furieux goût de reviens-y!

gmch kas bar barman bonnefoy

Le mixologue Bastien Bonnefoy, aux rennes du Kas Bar et de l'Inda Bar.

__

Kas Bar

Rue Henri Blanvalet 23

1207 Genève

+41 22 736 27 46

www.kasbar-restaurant.com

Sur Google Maps

 

Horaires

Mardi et mercredi: 17h – 1h

Jeudi et vendredi: 17h – 2h

Dimanche et lundi: fermé