Photos: Romain Keller

Qualité. Lorsque l’on dit que l’on va manger à Crissier, tout le monde pense à l’Hôtel de Ville de Franck Giovannini. Et pourtant, depuis un an, il y a une deuxième bonne adresse, juste en face, de l’autre côté de la rue: La Pinte. Et l’avantage, c’est qu’elle se positionne dans un tout autre créneau. Intransigeants sur la qualité, Paola De Melo, la patronne, qui avait déjà repris Le Chalet, à Boussens, et Christophe Chastellain, le chef passé chez Girardet et au Grand Chalet, à Gstaad (16/20), ne cherchent pas à faire de la haute voltige. En revanche, ils ont conquis un public épicurien avec un accueil plein de gentillesse et une cuisine tout en joyeuse sincérité servie avec générosité.

La pinte de crissier

«Fantaisie maritime»

Dressages. Entre rideaux d’un beau rouge théâtral et bougies scintillantes, sur les tables soigneusement nappées, on voit par exemple arriver des Saint-Jacques snackées sur une fondue d’endives. La fleur décorative est certes inutile et flétrie, mais le plat est goûteux et copieux. Le tartare de dorade à l’huile de soja de Vufflens et aux baies de goji est agréablement vivifié par du piment d’Espelette. Le tout arrive soigneusement dressé sur de belles assiettes.

 

Produits. On poursuit avec le filet de bœuf Rossini (au foie gras et à la truffe, donc), servi dans les règles de l’art (un classique du Chalet, à Boussens), ou les médaillons de veau aux morilles, accompagnés d’une aimable écrasée de pommes de terre et de légumes. On se dit alors que l’on devrait revenir pour les escargots, les cuisses de grenouilles (de Fivaz, à Vallorbe), la saucisse à rôtir (de Rochat, à Cossonay) ou le papet, en finissant par une aimable crème brûlée à la raisinée, du Gros-de-Vaud, qui témoigne une fois encore de toute l’attention portée ici à la provenance des produits.

 

_

 

La Pinte

Route d’Yverdon 4

1023 Crissier

021 635 10 61

www.la-pinte-crissier.ch