De la finance à la pâtisserie? Pour Michaël, fini les cheveux gominés, bonjour les bouclettes au vent. Ce jeune alumni de l’Ecole hôtelière de Lausanne qui a travaillé quelques années dans le trading agroalimentaire a finalement ressenti un besoin irrépressible de s’épanouir autrement. Il s’est donc reconverti. «Plus précisément, dit-il, je suis revenu à mes premières amours: la cuisine et la pâtisserie. J’ai la chance d’avoir beaucoup voyagé et de venir d’une famille d’épicuriens amoureux de la bonne chère. J’ai envie de partager cela!» Sans formation professionnelle dans ce domaine, ce digital natif a appris autrement: «Grâce à des émissions culinaires, à des tutos sur internet et à force de m’exercer. Je n’ai pas la prétention d’être un grand spécialiste, mais avec beaucoup de volonté et de travail, on peut tout apprendre et réussir; j’y crois!»

Le but ultime de cette aventure? «Devenir la référence genevoise du carrot cake et du cookie fondant, mes spécialités!» dit Michaël avec entrain. Il a déjà trouvé l’arcade idéale: 18 petits mètres carrés à aménager à sa guise pour faire découvrir à ses futurs clients son amour de la pâtisserie familiale accompagnée d’un bon café local et fraîchement torréfié.

Le crowdfunding, lancé il y a une semaine, a pour objectif de réunir 15 000 francs, qui financeront une partie du matériel et des travaux pour l’agencement de la mini-arcade de la rue de Lausanne. En contrepartie des participations, qui débutent à 25 francs et grimpent jusqu’à 1000 francs, les investisseurs bénéficieront, dès l’ouverture de Tronche de Cake, de cookies chauds, d’un carrot cake ou, pour les plus généreux donateurs, de la «full expérience Tronche de Cake» en compagnie du sympathique «maître cookies» de la maison, Michaël, qui comprend, notamment, un bon d’achat de 250 francs à utiliser en boutique, deux carrot cakes, deux boîtes de 10 cookies, des «kits Tronche de Cake», ainsi qu’un «instant cookie» en compagnie de Michaël pour la création d’un biscuit selon vos goûts et qui pourrait bien se retrouver en vente dans les vitrines. Allez, vous en prendrez bien une tranche?